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PSA entame ses négociations sur le télétravail

Télétravail | publié le : 02.12.2020 | Gilmar Sequeira Martins

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Les négociations sur le télétravail ont démarré mardi 1er décembre chez PSA . C’est le 6 mai que le processus a été lancé avec l’annonce par le DRH, Xavier Chéreau, du projet New Era of Agility (NEA), qui prévoyait une généralisation du travail à distance, à raison de 3,5 jours par semaine en moyenne. Les six mois écoulés depuis ont été ponctués de réunions de concertation. Les organisations syndicales ont notamment fait connaître leur désaccord à l’égard d’objectifs fixés sans consultation préalable. La situation de télétravail massif engendré par le premier confinement a, selon elles, entraîné « une dégradation des conditions de travail et du pouvoir d’achat ».

En septembre, la CFDT avait notamment protesté contre le manque de « co-construction » et de communication interne auprès des salariés, « notamment sur la notion de volontariat ». Elle déplorait aussi, au fil de l’expérimentation prévue entre le 1er septembre et la fin octobre, l’absence d’état des lieux initiale, d’indicateurs et de tout soutien matériel (écran déporté, chaise ergonomique) ou financière. La CFDT évoquait alors le « risque d’aller à l'encontre de l'esprit de l'accord "motivation et bien être" ».

Pour la CFE-CGC, cette première séance de négociations devait notamment permettre de renforcer les mesures de prévention de la santé mentale et physique des collaborateurs , assurer une prise en charge des coûts liés au télétravail à domicile et organiser une mise en place progressive de ce projet afin d’éviter un pilotage guidé « par le seul intérêt financier de l’empreinte immobilière ». Les échanges entre direction et syndicats ont déjà permis de confirmer le principe de double volontariat et de réversibilité, de même que la possibilité d’effectuer le télétravail sur un tiers-lieu, qui seront aussi couverts par l’assurance de l’employeur. Sur le point délicat du nombre hebdomadaire de jours de télétravail, les discussions semblent avoir privilégié un système de calcul à l’année qui aboutirait à une moyenne hebdomadaire plutôt qu’un nombre fixé au préalable.

Concernant les frais qu’entraîne le télétravail, la direction s’est montrée « ouverte » à la négociation selon la CFE-CGC qui compte faire valoir la double nature des coûts pour les salariés : d’une part les coûts d’installation liés à l’équipement de base (écran, casque, siège) et les coûts liés à l’usage quotidien (chauffage, électricité). S’agissant de l’encadrement, des clauses et des règles attachées à cette modalité d’exécution des tâches, elles devraient faire l’objet d’un avenant qui sera attaché à l’accord « Motivation et bien-être au travail ». Dans le meilleur des cas, il comporterait une clause de revoyure afin de prendre en compte le retour d’expérience des salariés.
 

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins