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La CFTC réclame une compensation pour les métiers de deuxième ligne, non télétravaillables

Télétravail | publié le : 20.11.2020 | Benjamin d'Alguerre

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Patronat et syndicats se retrouvent le 23 novembre pour la quatrième - et peut-être dernière - séance de négociation sur le télétravail, alors que de nombreux points de divergence subsistent encore. La CFTC qui avait, en octobre dernier, claqué la porte de la concertation sur le « diagnostic partagé », se dit inquiète que les discussions puissent s’achever sur un texte qui, comme le veut depuis le départ la partie patronale, ne comprendrait aucun élément « prescriptif ou normatif ». « Cela n’aurait rien à voir avec un ANI. Or, la CFTC redit son attachement à un texte à valeur impérative garantissant équité et lisibilité entre les salariés et les chefs d'entreprises, notamment dans les PME », explique Eric Courpotin, le négociateur de la centrale chrétienne.

Autres sujets de vigilance à l’ordre du jour : l’assouplissement demandé par les employeurs aux règles relatives aux conditions d’hygiène et de sécurité au travail en cas de télétravail en situation de crise, ou encore les dérogations qu’une situation exceptionnelle pourrait offrir aux entreprises concernant l’information des IRP ou la tenue des élections professionnelles. « Pas question », tranche la CFTC. « Si l’ANI devient un véhicule pour une réduction des droits à la garantie de la santé physique ou psychique des salariés, ou au rôle des IRP, il n’est pas concevable qu’on le signe », avertit Eric Courpotin.

Parmi les points durs défendus par le syndicat chrétien figure l’intégration du principe de « compensations » aux travailleurs de deuxième ligne non-éligibles au télétravail. Même si une mission paritaire a été lancée par le gouvernement début novembre et doit établir une série de recommandations en vue de valoriser ces métiers, la CFTC entend bien que le principe de « primes » figure dans l’ANI. « Les télétravailleurs disposent souvent de primes. Pourquoi ceux dont la profession interdit de fait le télétravail n’en bénéficieraient pas ? Elles pourraient prendre la forme de points pénibilité supplémentaires ou de jours de RTT en plus », détaille le négociateur CFTC. Pas sûr cependant que le patronat accepte de verser ce sujet au dossier, compte tenu de la mission paritaire en cours.

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre