logo Info-Social RH
Se connecter

Le portail des décideurs du social et des ressources humaines par

Liaisons sociales magazine Entreprise & Carrières
Newsletter

Magazines

L’intelligence artificielle pourrait restreindre le besoin de cadres dirigeants

ISRH | Organisation du travail | publié le : 01.10.2020 | Nathalie Tran

Crédit photo

Une étude prospective « Work 2035 », réalisée par Citrix* auprès de plus de 500 dirigeants et de 1 000 salariés de grandes et moyennes entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, sur les stratégies et les modèles de travail d’aujourd’hui et de demain, met en lumière la place de plus en plus importante que devrait occuper la technologie dans les entreprises. Si elles sont convaincues que les robots ne vont pas remplacer l’humain, plus de trois quarts des personnes interrogées (77 %) estiment que dans quinze ans, l’intelligence artificielle (IA) accélérera de manière significative les processus décisionnels et la productivité des collaborateurs. 57 % pensent même que l’IA interviendra dans la plupart des décisions professionnelles et pourrait même restreindre le besoin en cadres dirigeants. Notamment, 69 % des répondants sont persuadés que les PDG travailleront en partenariat homme-machine avec un « Chief of Artificial Intelligence » (responsable de l’intelligence artificielle), et 75 % estiment que la plupart des entreprises se doteront d’un département central dédié à l’IA qui supervisera tous les aspects de leur activité.

Les Français sont les plus réticents à cette idée. Seuls 29 % des dirigeants de l’Hexagone pensent que l’IA serait capable de prendre la plupart des décisions stratégiques d’une entreprise d’ici 2035, réduisant indirectement le nombre de dirigeants, contre 55% des dirigeants sur tous les pays sondés. En revanche, 78 % des Français croient que les interfaces technologiques permettront d’améliorer la productivité et la performance des humains et qu’elles seront de plus en plus utilisées pour suivre leurs habitudes de travail au plus près de leurs besoins, contre 72% tous pays confondus.

Enfin, la grande majorité des personnes interrogées (83%) estime que d’ici à 2035, les tâches chronophages et rébarbatives seront effectuées par la technologie, libérant ainsi les collaborateurs qui pourront se consacrer au travail qu’ils souhaitent faire (et pour lesquels ils sont rémunérés). Cette automatisation jouera un rôle essentiel dans la montée en compétences des humains et qu’elle donnera lieu à de nouvelles opportunités de développement personnel et d’évolution de carrière selon 79 % des répondants. Ce qui devrait accroître leur motivation et leur engagement vis-à-vis de l’entreprise.

*Étude réalisée en collaboration avec le cabinet de conseil en futurologie Oxford Analytica et le cabinet d’études Coleman Parkes.

Auteur

  • Nathalie Tran