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L'État débloque 130 millions pour le développement de l'écosystème des tiers-lieux

Organisation du travail | publié le : 31.08.2021 | BdA

130 millions d’euros. C’est la somme que Jean Castex a choisi d’accorder pour développer l’écosystème des tiers-lieux, ces espaces collectifs décentralisés où le co-working peut se mêler à d’autres activités sociales. 30 millions, débloqués au titre du plan de relance, seront plus spécifiquement alloués à la création de « manufactures de proximité ».

À l’occasion du déplacement du Premier ministre au WIP, un tiers-lieu installé à Colombelles (Calvados), Patrick Lévy-Waitz, président de France Tiers-Lieux a remis au locataire de Matignon le rapport 2021 de l’association.

« En 2019, plus de 2 millions de personnes sont venues dans un tiers-lieu pour y réaliser des projets ou travailler. Près de 150.000 personnes y travaillent quotidiennement. En quelques années, les structures qui portent les tiers-lieux sont devenues actrices à part entière du tissu économique, en lien étroit avec les autres acteurs locaux — entrepreneurs, entreprises et collectivités territoriales — générant un chiffre d’affaires cumulé de 248 millions d’euros et créant des emplois non délocalisables avec 6.300 emplois directs qui font vivre ces dynamiques. Ce sont de véritables pôles de coopération économiques, jouant un rôle moteur pour le développement d’une économie sociale, solidaire et responsable », indique Patrick Lévy-Waitz, qui prévoit une croissance de ce type d’établissements dans les mois à venir. De l’ordre de « 3.000 à 3.500 » d’ici la fin de l’année.

Selon le rapport de l’association, 75 % des tiers-lieux existant proposent des bureaux partagés à leurs utilisateurs, 60 % proposent des activités formatives et 134.000 personnes y ont d’ailleurs suivi une formation. 30 % aident à l’inclusion numérique. 49 % sont des espaces de fabrication, 18 % des ateliers artisanaux partagés et 30 % des fablabs, makerspaces ou hackerspaces. Près de 33 % sont consacrés à des activités de réemploi et de recyclage et 26 % proposent des services de restauration éthique liés au bio et aux circuits courts.

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  • BdA