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Conserver son emploi, la priorité pour 91% de salariés français

ISRH | Organisation du travail | publié le : 10.09.2020 | Nathalie Tran

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L’inquiétude persiste chez les salariés (93%). Selon l’étude mondiale de ManpowerGroup « The future for Workers, by Workers »*, réalisée du 1er au 16 juin, à l’heure où 46% d'entre eux retournent sur leur lieu de travail, 35% reconnaissent être «tendus» à cause de cette perspective, mais seuls 5% déclarent ne pas vouloir retourner au boulot. Les plus préoccupés sont les Américains, les Espagnols et les Mexicains, mais aussi les femmes, la génération des 24-39 ans et les parents de jeunes enfants. Néanmoins, 68% des actifs se disent confiants dans la capacité de leur employeur à prendre les bonnes décisions. Ils sont 74% à souhaiter qu’il mette en place des règles sanitaires strictes et 71% demandent à avoir l’assurance que leurs collègues malades resteront chez eux. Pour leur sécurité et leur santé, 85% sont prêts à subir des contrôles de température et 81% à communiquer leur dossier médical à leur employeur. C’est en France que les actifs sont les plus réticents à l’idée de communiquer leurs informations personnelles et médicales.

Dans ce contexte inédit, la priorité pour la grande majorité des Français interrogés reste de conserver leur emploi (91%). Ils expriment, par ailleurs, de fortes attentes en matière de formation :  87% des répondants aimeraient bénéficier, à l’avenir, de nouvelles opportunités d’apprentissage ou de coaching, notamment à distance et 89% disent vouloir monter en compétences en sortie de crise. Enfin, l’étude met en lumière le souhait pour une majorité de sondés des 8 pays étudiés de conserver la flexibilité acquise durant la pandémie. En effet, 43% estiment que la crise marque la fin du travail à temps plein au bureau et qu’elle pourrait contribuer à améliorer l’équilibre vie professionnelle/vie privée (46%). Ils sont toutefois plus nombreux à militer pour 2 jours de travail à distance par semaine que pour du télétravail à 100%.

*Entretiens menés auprès de 1.000 salariés en France et autant en Allemagne, en Italie, au Mexique, à Singapour, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Auteur

  • Nathalie Tran