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Les salariés sud-coréens voient d'un mauvais œil le retour au bureau

Conditions de travail | publié le : 17.05.2022 | Lys Zohin

group of asian business people meeting in office

La récente décision des autorités sud-coréennes d'assouplir les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 ne fait pas que des heureux dans le monde du travail. Car avec ce retour au bureau reviendront sans doute aussi les "hoeshik", ces soirées qui font partie de la culture professionnelle nationale. Ces soirées se terminent souvent fort tard, les salariés sont censés y assister et évidemment, ils ne sont pas payés pendant ces heures quasiment obligatoires de présence... Déjà, avant la pandémie, de plus en plus de jeunes professionnels rechignaient à passer du temps avec leurs collègues et leurs supérieurs de cette façon, de même qu'ils traînaient des pieds pour participer aux autres événements, comme les excursions le wee-kend... Mais à la faveur des confinements, ils ont pris l'habitude de faire ce qu'ils voulaient de leurs soirées et de leur temps libre... D'ailleurs, les entreprises s'en sont rendu compte. Et elles s'adaptent. Selon un récent sondage mené par le cabinet Incruit Corp, près de 80 % des personnes interrogées sur cet aspect de la culture d'entreprise sud-coréenne ont déclaré que les hoeshik avaient évolué et 90 % se disaient satisfaites de ce changement. Certains employeurs proposent maintenant des déjeuners, qui ont la faveur des salariés puisqu'ils savent à quelle heure ils vont se terminer pour repartir au travail... Mais si les jeunes ont du mal avec cette socialisation forcée, les anciens estiment qu'elle participe au collectif, et précisément, au dialogue inter-générations.

Auteur

  • Lys Zohin