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Les bons et les mauvais côtés du télétravail, selon l'Anact

ISRH | Conditions de travail | publié le : 06.05.2020 | Gilmar Sequeira Martins

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Une étude menée entre le 8 et 15 avril par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) et le réseau des agences régionales (Aract) a recueilli des données auprès de plus de 4 000 salariés en télétravail. Fait notable : la moitié ne pratiquait pas cet exercice avant la période de confinement lancée le 16 mars du fait de la pandémie. À une très large majorité (88 %), ces télétravailleurs, confirmés ou novices, estiment disposer d’un équipement suffisant. Pour autant, leur appréciation s’accompagne d’une nuance de taille : plus d’un tiers des sondés qualifient leur environnement d’inadapté. Parmi eux figurent une majorité de salariés n’ayant aucune expérience préalable du télétravail ainsi que des agents de la fonction publique et des non-cadres. L’étude de l’Anact révèle aussi que 79 % des salariés ont constaté une redéfinition de leurs activités et 69 % de leurs objectifs de travail, en partie du moins. Concernant les horaires, 80 % des personnes interrogées ont indiqué avoir la possibilité de moduler leur emploi du temps afin de se plier à des contraintes personnelles ou familiales.

Côté management cette fois, l’enquête révèle que les entreprises ont pris en main la gestion du travail à distance. Une très grande majorité des sondés estime en effet avoir bénéficié rapidement et régulièrement de réunions d’équipe à distance ainsi que d’échanges avec les managers. Dans plus de deux tiers des cas, la fréquence de ces échanges est hebdomadaire. Pour autant, tout n’est pas positif. Près de la moitié (48 %) des sondés fait état d’un sentiment de moindre efficacité au travail, en particulier les personnes qui ne pratiquaient pas le télétravail avant le confinement, et la moitié se dit plus fatiguée que d’habitude, en particulier les femmes et les managers. Un tiers (36 %) a cependant le sentiment de travailler moins.

Autant d’enseignements que le déconfinement progressif permettra d’affiner avant que soient tirées des conclusions opérationnelles.

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins