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FO plaide en faveur des salariés de la grande distribution sous pression

Conditions de travail | publié le : 19.03.2020 | Benjamin d'Alguerre

Crédit photo

Les risques de pénuries pesant sur les produits de première nécessité ont été au cœur de la réunion – téléphonique – à laquelle le Premier ministre Édouard Philippe et deux de ses ministres, Bruno Le Maire (Économie et Finances) et Olivier Véran (Santé), avaient convié les dirigeants patronaux et syndicaux, le 19 mars. L’occasion pour FO, et notamment sa fédération de l’agroalimentaire (FGTA), d’alerter les pouvoirs publics sur les difficiles conditions de travail des salariés de la grande distribution surmobilisés depuis la semaine dernière et les débuts de la pandémie. « On remercie les personnels soignants de leur dévouement, ce qui est bien normal. Mais nous souhaitons une vraie reconnaissance du travail qu’accomplissent les salariés de notre secteur », a souligné Derjan Terglav, secrétaire général de la fédération. Un premier pas a déjà été effectué au sein de certaines enseignes. Ailleurs, l’installation de vitres de protection isolant les caissiers de clients potentiellement contaminés est devenue la norme, de même que la distribution de flacons de gel hydroalcoolique.

Mais le syndicat voudrait aller plus loin : « Nous demandons la fermeture des commerces à 20 heures pour permettre à ces collaborateurs de souffler et pour leur éviter de se retrouver confrontés à d’éventuels pillards », a ajouté Derjan Terglav. Une catégorie de magasins est plus particulièrement dans le viseur de l’organisation syndicale : les supérettes de centre-ville telles que Carrefour Market, Franprix ou Lidl. Des franchisés qui fonctionnent souvent avec moins d’une douzaine de salariés et où les syndicats sont peu présents pour faire l’interface avec les directions. Pour ceux-là, la FGTA-FO aimerait instaurer un jour de repos pour tous. Et, pour l’ensemble des enseignes, étudier la possibilité de primes une fois la crise terminée. 

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre