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En Irlande, les salariés sont de plus en plus désengagés

Conditions de travail | publié le : 29.08.2022 | Lys Zohin

Quiet quitting

Après la grande démission, le grand désengagement... Le phénomène, aussi baptisé "quiet quitting", le désengagement discret, commence à toucher l'Europe, si l'on en croit un sondage du cabinet Robert Walters sur l'Irlande. Sur place, 63 % des salariés se déclarent "désengagés" de leur travail. La raison de cette "crise de l'engagement", comme le cabinet la décrit, tient à plusieurs éléments, dont le fait que près de la moitié des cols blancs déclarent que leur lieu de travail a énormément changé depuis un an. Et s'ils ont perdu leurs repères, c'est notamment parce que le turn-over ne cesse de croître (une raison avancée par 54 % des répondants) et que de moins en moins de collaborateurs travaillent dans les locaux des entreprises (49% des répondants) – ce qui implique un manque de relations sociales plus grand (43 % des répondants). À cela s'ajoutent des perspectives économiques peu réjouissantes (notées par 32 % des répondants) et l'envie d'aller à l'étranger (28 %) pour expliquer que les salariés s'investissent de moins en moins et se contentent de faire le minimum... Des données qui ont surpris le cabinet responsable de l'étude. Ainsi, Suzanne Feeney, country manager de Robert Walters Ireland, se demande comment cela est possible alors que "les employeurs ont fait feu de tout bois en matière de culture d'entreprise pour attirer de nouveau les salariés sur leur lieu de travail après la pandémie". Le "grand désengagement" ne touche pas, évidemment, que l'Irlande. Et il a un coût, qu'une récente étude Gallup chiffre à 7 800 milliards de dollars dans le monde, sous forme de productivité perdue...

Auteur

  • Lys Zohin