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La mauvaise fortune des retraités canadiens

Actu | Ailleurs | publié le : 01.12.2008 | Ludovic Hirtzmann

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Nous ne savons pas combien notre fonds de pension a perdu. L’inquiétude est perceptible chez les plus âgés d’entre nous », confie ce fonctionnaire de la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Selon une grande enquête de RBC Dexia Investor Services, les fonds des caisses de retraite canadiennes ont perdu 10 % de leur valeur depuis le début de l’année. D’autres études évoquent même 25 % de pertes. Les maigres retraites versées par l’État obligent les -Canadiens à cotiser à des fonds privés. Mais la crise financière a fait fondre les fonds de pension, tel celui de ce comptable québécois qui a perdu 35 000 dollars lorsqu’il a cessé son activité fin septembre.

Début novembre, un sondage de l’Inter-na-tional Foun-dation of Employee Benefit Plans (IFEBP) a révélé que 46 % des Canadiens envisageaient de différer leur retraite. Les analystes financiers conseillent, non sans ironie, à leurs clients dont la retraite est proche, de patienter plusieurs mois, voire plusieurs années, le temps que leurs fonds de pension remontent. « La situation actuelle des marchés va peut-être amener un certain nombre de gens qui avaient planifié leur retraite à devoir reconsidérer un peu leurs plans », estime Monique Leroux, P-DG de Desjardins, l’une des plus grandes institutions financières du Québec. Selon l’Ifebp, un tiers des travailleurs ne veulent plus cotiser à leur régime de retraite privé. La seule bonne nouvelle est que la dégringolade des fonds de pension ne gênera pas tous les Canadiens. Beaucoup n’ont aucun plan de retraite !

Auteur

  • Ludovic Hirtzmann