logo Info-Social RH
Se connecter

Le portail des décideurs du social et des ressources humaines par

Liaisons sociales magazine Entreprise & Carrières
Newsletter

Magazines

Enquête

Les ouvriers de Terreal ont survécu à Carlyle et Eurazeo

Enquête | publié le : 01.02.2006 | Stéphane Béchaux

Filiale saine mais non stratégique cherche repreneur. Voilà le type d'annonce que devrait passer tout industriel désireux de se désendetter. Car les fonds n'aiment rien tant qu'investir dans de « belles endormies », en s'appuyant sur la direction en place. « On entre rarement de façon hostile par rapport à l'équipe dirigeante. C'est risqué. On cherche plutôt à être un booster », explique une gestionnaire de fonds américain. Comme dans le cas de Picard Surgelés, des batteries Saft ou de Spie Batignolles, couper les têtes n'est donc pas une idée fixe. Quand l'entreprise tient ses objectifs financiers, les gestionnaires se montrent même assez peu directifs. « On ne prend pas les décisions à la place du management. On intervient comme un catalyseur pour lui permettre d'accélérer le développement de l'entreprise », note Martine Clavel, d'Apax. Résultat, dans ces entreprises aux reins solides, les salariés et leurs représentants notent rarement de grands changements dans les pratiques managériales et l'organisation du travail. Pas de plan social ni de gel des embauches ou de détricotage des accords d'entreprise. Les efforts portent plutôt sur l'optimisation des achats, la gestion des stocks, la mise en place de systèmes de reporting au jour le jour. Des méthodes aussi à l'œuvre dans les groupes cotés… Cas pratique avec le fabricant de briques et de tuiles Terreal, ex-Saint-Gobain, passé sous la coupe de fonds d'investissement voilà deux ans.

Pour poursuivre la lecture de ce contenu, abonnez-vous dès maintenant

Liaisons Sociales Magazine

Je m'abonne

Déjà abonné ? Identifiez-vous

Auteur

  • Stéphane Béchaux