Il faut coller aux besoins
Pourquoi vous recentrer sur les compétences ?

Un basculement s'opère. Les entreprises sont moins intéressées par les connaissances que par les compétences. La gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences a été en vogue mais l'exercice a montré ses limites. Le seul pari que peuvent faire les entreprises est d'investir sur les compétences dont elles ont besoin à moyen terme. Nous devons ajuster la formation continue à la logique d'entreprise. C'est pourquoi nous avons défini des référentiels de métiers et de compétences pour l'ensemble des formations de l'école.

Comment concilier les besoins des entreprises et des salariés ?

La VAE et le DIF y contribuent. Nous allons au-delà de la loi et ouvrons toutes les formations (Formagest, Formacadres…), jusqu'au diplôme de Grenoble École de management, à la VAE, en accompagnant les candidats. À terme, pourquoi ne pas envisager un MBA en VAE ?

La formation doit-elle se montrer plus flexible ?

Tous nos séminaires intraentreprises sont « difables » [de DIF], afin d'aider les entreprises à se caler sur la loi. Par ailleurs, pour les cadres les moins disponibles, nous avons développé une approche modulaire des parcours de formation. En clair, des candidats pourront suivre des modules diplômants étalés sur trois ou quatre ans et cumulables. Autre exemple de flexibilité : pour notre formation exécutive en management des systèmes d'information lancée à la rentrée 2004, nous avons séparé les cursus qualifiant et diplômant. Le premier, de deux cent cinquante heures en 10 sessions de trois jours, est finançable par l'employeur sur le plan de formation et débouche sur un titre de l'école mais non reconnu. En revanche, rien n'empêche le salarié de poursuivre avec un master spécialisé en e-business, formation diplômante qu'il finance. C'est une sorte de coïnvestissement.

Avez-vous les moyens de développer la formation continue ?

Encore une fois, nous voulons accompagner les évolutions. Le budget formation continue de l'école est passé de 1,5 million d'euros en 2003 à 2,5 millions d'euros en 2005. Nous souhaitons qu'elle représente à terme la moitié de l'activité de l'école.