Brésil : le patron de la mine de Brumadinho inculpé d’homicide
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Début 2019, 270 ouvriers avaient trouvé la mort dans la mine brésilienne de Brumadinho, située dans le centre du pays. À l’origine de ce drame, la rupture d’un barrage de rétention de déchets – contenant 13 millions de tonnes de résidus, issus de l’exploitation minière – ayant provoqué un tsunami sur les installations de l’entreprise. Un an plus tard, le parquet brésilien a fait connaître les chefs d’accusation à l’encontre de l’ex-président de la multinationale Vale, Fabio Schvartsman, et de la société allemande Tuv Sud qui avait certifié, six mois avant le drame, que le barrage de rétention ne présentait aucun risque de rupture. Le patron brésilien ainsi que celui de l’entreprise allemande – qui aurait subi des pressions afin de dissimuler le risque avéré d’effondrement du barrage – ont été inculpés d’homicide. Et il est écrit noir sur le blanc, dans l’acte d’accusation, que « l’entreprise Vale, avec la complicité de Tuv Sud, a tout mis en œuvre pour faire croire à la sécurité de ses installations, afin de maintenir intacte, et à n’importe quel prix, sa réputation, et ainsi devenir leader mondial sur son secteur ». En 2015, un effondrement similaire avait coûté la vie à 19 employés de la mine de la Mariana (dont l’entreprise Vale était copropriétaire), mais personne n’a jamais été jugé pour ses faits. À l’époque, Fabio Schvarstman avait promis qu’un tel drame ne se produirait « plus jamais ». Il encourt aujourd’hui une peine pouvant aller jusqu’à trente ans de prison.

Source : El Pais édition Brésil.