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Qui abuse des contrats courts ?

Actu | À suivre | publié le : 01.06.2019 | I. S.

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Quels sont les employeurs qui ont recours aux contrats courts ? Ces fameux contrats de moins d’un mois, en partie responsables de l’échec des négociations paritaires autour de l’assurance-chômage et à propos desquels le Gouvernement légiférera finalement cet été, en instaurant un système de bonus-malus visant à limiter leur utilisation excessive…

Selon une étude du ministère du Travail, les employeurs férus de contrats courts sont avant tout des récidivistes : plus ils embauchent pour de courtes durées, plus ils ont tendance à le faire avec une même personne. On ne s’étonnera donc pas que les CDD de moins d’un mois soient devenus monnaie courante, voyant leur part dans les embauches à durée déterminée passer de 57 % à 83 %, entre 1998 et 2017. Les réembauches en contrat court sont de moins en moins destinées à l’exercice d’activités temporaires ou occasionnelles. Elles sont, plus généralement, le fait d’employeurs impliqués dans des secteurs à fort taux d’emplois vacants, tels que l’hôtellerie ou la restauration. Faute de trouver un candidat correspondant réellement à leurs besoins, les employeurs n’hésiteraient pas à salarier ponctuellement la même personne, en attendant de dénicher la perle rare. Une bonne nouvelle tout de même : la probabilité de finir par décrocher un CDD long, voire un CDI, est plus élevée lorsque l’employeur est un gros consommateur de contrats courts. Il faudra donc surveiller l’incidence du futur décret gouvernemental, visant à limiter le recours abusif à ces contrats à travers l’application de sanctions financières, sur l’emploi à court terme comme sur l’emploi tout court.

Auteur

  • I. S.