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Les diplômes sont-ils encore utiles ?

Actu | Repères | publié le : 01.06.2019 |

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Les diplômes sont-ils encore utiles ?

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Les compétences comportementales plus valorisées que le diplôme

Parmi les établissements ayant rencontré des difficultés pour trouver des profils adéquats en 2018, 48 % l’expliquent par le « manque de formation et de diplôme » des candidats, selon l’enquête Besoin de main-d’œuvre (BMO) de Pôle emploi, en avril dernier. Mais en prenant en compte l’ensemble des recruteurs, seulement 16 % d’entre eux accordent au diplôme une place primordiale pour les candidats aux principaux métiers de l’établissement, selon une publication de l’organisme de mars 2018. Un quart lui attribue un rôle important, mais sans aller jusqu’à exiger systématiquement un niveau ou une spécialité de formation particulière. Enfin, une majorité (59 %) accorde au diplôme une place secondaire et valorise les « compétences comportementales » ou l’expérience.

Le sentiment d’utilité dépend du niveau de diplôme

Parmi les 15-34 ans ayant terminé leurs études initiales et occupant un emploi, 33 % considèrent que leurs études sont « très peu, voire pas du tout utiles pour accomplir les tâches demandées dans leur travail actuel », indique l’insee, le 2 mai dernier. À l’opposé, 45 % estiment qu’elles les aident beaucoup dans leur travail. Les études sont majoritairement jugées très utiles par les diplômés du supérieur (57 %), contrairement à l’opinion des moins diplômés. Le ressenti sur l’utilité des études dans le travail pourrait « caractériser le degré d’insertion dans le marché du travail ».

Le manque de diplômes, premier facteur du chômage

Le taux de chômage est plus élevé pour les moins diplômés ou pour les moins qualifiés, selon la « photographie du marché du travail » de l’Insee, publiée en mars dernier.

> Il atteint 16,2 % pour les actifs sans diplôme ou ayant au plus le brevet des collèges, contre moins de 6 % pour les diplômés du supérieur ; il est de 12,6 % pour les ouvriers et de 9,9 % pour les employés, contre 3,4 % pour les cadres.

> 52,4 % des chômeurs sans diplôme ou titulaires du brevet des collèges (contre 32 % des chômeurs titulaires d’un diplôme supérieur à bac + 2) sont chômeurs de longue durée.

> Les disparités sociales face au chômage se réduisent cependant en 2018. En effet, le taux de chômage augmente légèrement pour les cadres, pour les professions intermédiaires et pour les diplômés du supérieur, alors qu’il recule pour les ouvriers, pour les employés et pour les personnes peu ou pas diplômées.

35,2 %

des 25-64 ans sont diplômés de l’enseignement supérieur en France en 2017, contre 21,6 % en l’an 2000 selon l’OCDE.

(Source : Panorama de l’éducation)