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La pauvreté subjective baisse fortement depuis quinze ans

Actu | Repères | publié le : 01.06.2019 | A. R.

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En 2017, la pauvreté « en conditions de vie » atteint son plus bas niveau depuis quinze ans : elle concerne 11 % des ménages de France métropolitaine. Cet indicateur s’appuie sur les perceptions des personnes interrogées, à la différence du taux de pauvreté monétaire basé sur les revenus des ménages (évalué à 14 % de la population pour l’année 2017). Un ménage est concerné par cette pauvreté subjective s’il déclare subir au moins huit privations parmi une liste de 27 composantes du « bien-être matériel standard ». Ces privations concernent les insuffisances de ressources, les retards de paiement, les restrictions de consommation et les difficultés de logement. La part de ménages qui déclarent des difficultés de logement a presque été divisée par deux depuis 2004 (10,1 %, contre 5,7 % en 2017), tandis que celle des ménages affectés par des retards de paiement est stable depuis 2013 (autour de 8,5 %). La proportion de ménages victimes d’insuffisances de ressources diminue dans une moindre mesure (– 1,5 point entre 2014 et 2017). Enfin, la part des ménages touchés par des restrictions de consommation décline, elle aussi, depuis 2013 (– 2,2 % entre 2014 et 2017). L’emploi pèse évidemment dans les conditions de vie matérielles. 44,1 % des personnes au chômage sont affectées par la pauvreté, contre 8,9 % des personnes en emploi. L’érosion actuelle du chômage participe donc à l’amélioration des conditions de vie.

Auteur

  • A. R.