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PwC invente la flexi-autonomie

Le journal des RH | Management | publié le : 01.10.2018 | Adeline Farge

Pour attirer et fidéliser les nouvelles générations, le cabinet d’audit et de conseil PwC mise sur la flexibilité.

S’occuper d’un proche qui en a besoin, éviter les heures de pointe dans les transports, s’accorder un break. Les collaborateurs de PwC ont l’opportunité de moduler leur rythme de travail selon les contraintes de leur vie personnelle. Cette disposition peut permettre d’alléger ses semaines, de décaler ses heures d’arrivée et de départ ou de s’absenter quelques mois dans l’année. Ainsi, horaires et jours de congés sont définis par l’employé et non par l’employeur. Seule condition : respecter son quota d’heures travaillées, poser certains jours pendant les périodes de creux et ne pas perturber le fonctionnement de son équipe. Alors que les horaires traditionnels n’ont plus le vent en poupe, le cabinet d’audit financier et de conseil espère grâce à son programme « Flex’Time » attirer et fidéliser les meilleurs talents. « Au cours de leurs missions, nos collaborateurs doivent s’adapter aux exigences des clients. En contrepartie de cet investissement, nous leur offrons une flexibilité et une souplesse dans leur organisation. Alors que la moyenne d’âge est en moyenne de 33 ans, cette politique correspond aux attentes des nouvelles générations qui aspirent à mieux concilier leur vie personnelle et professionnelle », explique Valérie Vézinhet, DRH de PwC France et Afrique Francophone.

En parallèle, PwC a mis en place, dans le cadre du « Everyday flexibility », le télétravail pour l’ensemble des collaborateurs qui pour près d’un tiers sont déjà nomades. Comme stipulé dans leur contrat de travail, chacun peut travailler à distance quand il le désire depuis le lieu de son choix six jours par mois sans avoir besoin au préalable de demander l’autorisation du manager. Équipés d’outils collaboratifs, les collaborateurs ont la possibilité de travailler ensemble de façon asynchrone et sans être présent dans les mêmes locaux. Alors qu’en France, le présentéisme est roi, ce programme casse les habitudes de travail traditionnelles. Valérie Vézinhet, le constate : « Au lancement, les collaborateurs pensant que l’e-working n’allait pas être bien perçu par la hiérarchie se sont autocensurés. Les managers quant à eux ont exprimé des craintes sur les difficultés liées à l’organisation de leurs équipes et sur une éventuelle perte de performance. Nous avons dû communiquer sur les bénéfices de la flexibilité et former des référents pour lever les freins culturels ».

Auteur

  • Adeline Farge