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Forte croissance… pour l’absentéisme

Actu | À suivre | publié le : 01.10.2018 | Ingrid Seymann

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À en croire différentes études récemment publiées, l’absentéisme en France ne connaît pas la crise : selon le cabinet de conseil Ayming, il poursuivrait même son inexorable croissance – amorcée depuis quelques années – et se serait ainsi établi à 4,72 % en 2017 (contre 4,56 % en 2016), ce qui représente pas moins de 17,2 jours d’absence par an et par salarié, pour des arrêts maladie, des accidents du travail ou des maladies professionnelles. Résultat : six entreprises françaises sur dix se déclarent aujourd’hui confrontées à une hausse de ce fléau, selon une enquête de l’association Référentiel de l’absentéisme, menée en France auprès de 312 sociétés. Selon cette étude, ce sont les grands groupes, employant plus de 5 000 salariés, qui seraient aujourd’hui les plus impactés par cette progression. Et les femmes sont en première ligne, puisque leur taux d’absentéisme est presque supérieur de 2 points à celui des hommes ! Sans surprise, c’est le secteur sanitaire/médico/social, dont les conditions de travail sont connues pour être particulièrement difficiles, qui s’arroge encore une fois le record du nombre de jours non travaillés par employé, avec un taux d’absentéisme de 5,31 %. Le commerce, la distribution, la logistique et les transports, sont également touchés de plein fouet. Alors que 79 % des entreprises se disent négativement impactées, toutes n’ont pas forcément les moyens de réagir et de s’adapter à l’instabilité de leurs effectifs. Alors qu’un Français sur trois déserte son poste de travail au moins une fois par an, les employeurs ont généralement recours à des heures supplémentaires ou à de l’intérim (40 % des cas), ainsi qu’à des embauches en CDD (34 % des cas) pour compenser ces absences. Mais près d’un tiers d’entre elles se contente encore de répartir la charge de travail entre les salariés présents. Au risque de les voir, par contrecoup, déserter le bureau à leur tour ?

Auteur

  • Ingrid Seymann