La retraite des cadres supérieurs, nouveau casse-tête des DRH
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Entre la hausse des taxes sur les retraites chapeaux et les risques accrus de contentieux et de redressement Urssaf, la constitution d’une retraite de cadre dirigeant est devenue un véritable casse-tête, selon le réseau d’experts Social & Finance. Compte tenu des niveaux de taux de remplacement assurés par la Cnav et l’Agirc-Arrco (voire graphique), « le besoin de financement nécessaire pour atteindre une retraite moyenne égale à 50 % est déjà important », souligne Norbert Gautron, actuaire associé du cabinet Galea, a fortiori « en tenant compte de la réversion et des résultats à venir de la négociation Agirc-Arrco ». Ensuite, la création, en 2010, d’une contribution de 30 % sur les rentes supérieures à huit plafonds de la Sécurité sociale (PSS) (23 600 euros par mois), combinée à celle de 14 % sur les rentes instituée depuis 2011, « a diminué l’efficacité de ces régimes », relève cet expert. Avec un coût accru pour les entreprises qui disposent d’un article 39 « ouvert » les obligeant à se doter d’un régime d’épargne retraite couvrant tous les salariés. Sauf à « mettre en place des Perco sans abondement et donc sans intérêt », s’inquiète Hubert Clerbois, d’EPS Partenaires. Mis en place souvent tardivement dans la carrière, les outils classiques d’épargne retraite à cotisations définies (de type article 83) sont, enfin, trop limités. Pour obtenir 50 % de taux de remplacement grâce à un tel dispositif, un cadre gagnant quatre PSS en fin de carrière devrait bénéficier d’une cotisation globale théorique supérieure à 10 % en début de carrière, 20 % en milieu de carrière, voire à 40 % à dix ans de la retraite. Là où les plafonds de déductibilité, par exemple, la limitent à 5 % du salaire plafonné.