La vie………. en pointillé

Marocains, ils ont combattu sous ledrapeautricolore. Comme Ali fils de Jilali (ci-contre), qui s’engagea à 18 ans, le 5 mars 1945. Direction l’Hexagone puis l’Indochine, où il a étéblesséunjour de 1951. Comme Abdel­kader fils de Miloud, quatre ans et sept mois dans l’armée française dont sept mois prisonnier. Comme Abdelrahman fils d’Amar et bien d’autres. Pour recevoir la pension, proche du RMI, auquel le statut d’ancien combattant leur donne droit, ils n’ont pas hésité, à plus de 60 ans pour certains, à quitter famille et pays et venir résider en France, au foyer Sonacotra de Beauvais. C’est là qu’Olivier Pasquiers, 50 ans, les a rencontrés. Il nous livre une série poignante de portraits posés.

Quelles vies !, exposition d’Olivier Pasquiers. Jusqu’au 21 mai, Galerie Fait & Cause, Paris IVe.