Un expert du social au Palais-Royal
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Fin juriste », « vrai modeste », « homme à l’écoute ». N’en jetez plus ! Le président de la section sociale du Conseil d’État, nommé en février dernier à la suite de Yannick Moreau, fait l’unanimité dans les milieux du droit. « C’est un des hauts fonctionnaires qui maîtrisent le mieux le droit, les relations du travail et les politiques de l’emploi », explique Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit à l’université Paris 1 et à Sciences po, où Olivier Dutheillet de Lamothe a enseigné pendant dix ans. Fort d’un parcours d’une cohérence sans faille, cet énarque (major de la promotion Léon-Blum, celle de Martine Aubry) a une parfaite connaissance de l’appareil d’État et des rouages des ministères sociaux. À la fin des années 70, il est conseiller technique au cabinet de Jacques Barrot, ministre de la Santé et de la Sécurité sociale. En 1986, il rejoint Philippe Séguin aux Affaires sociales et à l’Emploi. L’année suivante, il prend le poste de directeur des relations du travail, où il remplace… Martine Aubry. Au milieu des années 90, il entre à l’Élysée comme conseiller social de Jacques Chirac puis secrétaire général adjoint à la présidence de la République. Membre du Conseil constitutionnel de 2001 à 2010, il revient au Conseil d’État, qu’il a fréquenté à plusieurs reprises, avec une compétence utile. L’accélération des réformes sociales depuis 2007 impose un rythme de travail soutenu. « Le gouvernement attend du Conseil d’État une expertise juridique en matière de constitutionnalité », explique-t-il. À son programme, les futurs projets de loi sur la dépendance et le médicament, dont les textes arriveront cet été.

OLIVIER DUTHEILLET DE LAMOTHE

62 ans.

FONCTION

Président de la section sociale du Conseil d’État.