RECTIFICATIF

En réponse à l’article intitulé « Le si discret leader d’un syndicat de gros bras » publié dans Liaisons sociales magazine (mars 2011), Tony Hautbois, secrétaire général de la Fédération nationale des ports et docks CGT, nous livre la réaction suivante :

« Toute interview qui consisterait à parler de moi, de ma vie personnelle ou de mon parcours professionnel n’a aucun intérêt pour les milliers de travailleurs que représente la Fédération. […] De façon à rétablir plusieurs vérités, je vais préciser plusieurs éléments contradictoires aux grossièretés présentes dans l’article. Tout d’abord, je suis arrivé sur le port de Nantes en 1993 en qualité d’ouvrier docker occasionnel prioritaire jusqu’en 1998, année de signature d’un premier contrat de formation de deux ans.

En 1999, je suis élu délégué du personnel et trésorier du CE, membre du CHSCT et secrétaire général adjoint du syndicat CGT des ouvriers dockers du port de Nantes. En 2000, les employeurs concrétisent l’embauche de 10 dockers professionnels dont je fais partie. Je vous invite à tenter de trouver un employeur, un docker ou un des membres du syndicat qui remettrait en cause mon professionnalisme ou mon activité militante de 1993 à 2005, année de mon détachement dans l’équipe fédérale. Vous constatez donc que ma carrière de docker à Nantes a été un peu plus longue que six mois et que ce n’est surtout pas un certain Gilles Denigot que je ne connais pas qui peut se permettre de critiquer ce qu’il pratique dans sa coordination ultraminoritaire.

Ensuite, l’article évoque mon côté va-t-en-guerre toujours prêt au bras de fer avec les employeurs. Cette phrase démontre la méconnaissance totale du journaliste vis-à-vis de ma personne et surtout de la Fédération nationale des ports et docks CGT.

Nous avons toujours privilégié le dialogue pour construire. D’ailleurs vous pouvez constater qu’entre 1992 et 2008, années des deux grandes réformes, très peu de mouvements sociaux sont à enregistrer à l’appel de la Fédération puisque notre représentativité très massive nous a permis de faire évoluer les textes conventionnels sans y avoir recours.

Cela étant, nous sommes sur un syndicalisme où nous utilisons la lutte lorsque nous sommes « agressés ». Nous sommes dans la continuité du syndicalisme défendu par nos anciens, dont nous sommes fiers.

Enfin, je n’ai vendu aucun compromis à qui que ce soit concernant le dossier pénibilité, pas plus au Havre qu’à Marseille. Pour votre information, la Fédération a réuni le 9 mars plus de 100 délégués représentant 50 syndicats portuaires qui ont validé la convention collective nationale unifiée, dont les accords sur la pénibilité obtenus grâce aux actions que nous avons menées nationalement : dans la solidarité, l’unité et l’exemplarité. »

Réponse de la rédaction

Une organisation, qu’il s’agisse d’un syndicat de salariés, d’employeurs ou d’une entreprise, a le droit de ne pas vouloir répondre aux questions posées par un journaliste. Mais un organe de presse a également le droit de faire le portrait d’une personnalité publique – et le leader d’une importante fédération syndicale l’est incontestablement – sans son consentement. Interrogé par nos soins, M. Tony Hautbois n’a pas souhaité détailler son parcours professionnel et n’a pas non plus répondu à nos sollicitations pour commenter l’accord sur la pénibilité. Nous le déplorons.