Couverts, les métallos franciliens !

C’est un long combat qui s’achève pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise des industries métallurgiques de la région parisienne. Depuis le 1er avril, tous ces « mensuels » doivent bénéficier d’un régime de prévoyance d’entreprise comportant, au minimum, une garantie décès. Signé fin novembre par le GIM et tous les syndicats, CGC exclue, l’accord vient d’être étendu et intégré à la convention collective.

Le texte institue un régime de prévoyance obligatoire pour les non-cadres, financé par une cotisation patronale de 0,3 %. Un taux que les signataires recommandent de porter à 0,5 %, via une cotisation salariale complémentaire. Des montants faibles (de 51 à 85 euros annuels), qui offriront néanmoins des garanties correctes en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail. Car les partenaires sociaux ont, en parallèle, sollicité les acteurs de la prévoyance pour obtenir les meilleures prestations. Les cinq mieux-disants figurent ainsi en annexe de l’accord.

« Ce texte offre des garanties aux milliers de salariés des PME qui n’étaient pas couverts », se félicite la cédétiste Marie-Hélène Tiné. Enfin ! Car, conformément à l’accord national de branche de 2003 sur la santé et la sécurité au travail, les négociations auraient dû aboutir fin 2004 dans les 76 conventions collectives territoriales. On en est loin, moins de la moitié ayant conclu sur le sujet.