LA MAISON PEUGEOT Jean-Louis Loubet, éditions Perrin, 588 pages, 26,50 euros.
Image

Plus qu'une marque de voitures, Peugeot est à la fois un fleuron et un symbole de l'histoire industrielle française. Issue de la région de Montbéliard, la famille Peugeot était, au XIXe siècle, spécialisée dans le textile. Elle passe, ensuite, à la fabrication d'acier puis, plus tard, de cycles, d'automobiles et de mobylettes.

A mesure que la marque se taillait la part du «lion» dans le secteur automobile, elle a, peu a peu, transformé ses clients en véritables thuriféraires.

On était Peugeot de père en fils, par tradition et conviction, comme on était français. Mais, si une bonne partie de la France n'imaginait pas rouler autrement qu'en Peugeot, c'est parce que l'entreprise a parfaitement anticipé les évolutions de la société. Un peuple entier garde en mémoire les voitures qui ont suivi cette évolution : des premiers congés payés qui ouvraient les rivages normands au tourisme populaire (la 203, puis la 403), ou les vacances d'été en famille des années 1960 à 1970 sur la Côte d'Azur, où l'on descendait en 404.

En rachetant Citroën, Peugeot, devenu PSA, aura bouclé la boucle et l'aura emporté sur le puissant rival qui, avec la fameuse DS, d'une part, et la 2CV, de l'autre, le concurrençait sur les segments du haut de gamme et de l'entrée de gamme.

Jean-Louis Loubet, professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Evry-Val- d'Essonne, spécialiste de l'histoire de l'automobile, explique comment et avec quels hommes s'est construit ce beau succès.