Michelin lance une campagne mondiale
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Le groupe Michelin (environ 125 000 salariés) a annoncé, le 6 mars, le lancement d'une campagne mondiale sur la sécurité au travail. Celle-ci sera étayée par une série de sept affiches mettant en scène le célèbre Bibendum. Arborant le slogan «La sécurité, c'est mon affaire», les affiches illustrent les principaux risques identifiés en situation de travail dans les sites de production du groupe : l'enroulage en mode manuel, les chariots élévateurs, les angles rentrants et la mise en sécurité des sources d'énergie, comme l'arrêt de l'électricité lors des opérations de maintenance. Trois autres affiches abordent l'ergonomie du poste de travail, la protection des mains et les chutes dans les escaliers.

Vers le «zéro accident»

Le manufacturier vise le «zéro accident» dans ses 71 sites de production répartis dans 19 pays. Depuis 2001, le nombre des accidents du travail a été divisé par dix, passant de 4 200 à 438 en 2006. L'an dernier, selon l'entreprise de Clermont-Ferrand, sept usines n'ont connu aucun accident avec arrêt, tandis que 11 sites affichaient un taux de fréquence inférieur à 1. Au total, l'indice du taux de fréquence s'est établi à 2,55 en 2006, contre 3,5 en 2005. « En 2001, notre taux de fréquence était de 25. La situation devenait inacceptable. Depuis de nombreuses années, alors que nous étions très performants, nous avions laissé dériver notre politique de sécurité. Il fallait donc agir », souligne Jean-Pierre Vuillerme, directeur des services environnement et prévention.

Direction dédiée

L'entreprise commence par créer une direction dédiée à ces questions. Le top management s'engage dans la mise en oeuvre de cette nouvelle politique de prévention des risques professionnels. Laquelle est abordée différemment. « Nous sommes passés à une gestion proactive des risques. Puis, nous avons érigé la sécurité en acte de management, associé les opérateurs aux démarches de prévention, le tout soutenu par une communication très importante », explique Jean-Pierre Vuillerme.

Michelin élabore, parallèlement, des outils d'évaluation des risques sur les postes de travail (nuisances, gestes, postures, déplacements...), telle la méthode Evane,. « Environ la moitié des accidents du travail ont pour origine des contraintes ergonomiques », avance le responsable. A fin 2007, le taux de fréquence devrait encore baisser, à moins de 2,2, selon les prévisions du groupe.