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Les Pratiques

Recrutements à grande vitesse pour le TGV Rhin-Rhône

Les Pratiques | Expériences & Outils | publié le : 17.10.2006 |

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Deux semaines ont suffi pour lancer la formation «Caces» de 14 conducteurs d'engins spécialisés qui seront employés sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône à construire entre Belfort et Dijon d'ici à fin 2010. Ce délai sépare son démarrage, le 24 juillet, de sa réunion préparatoire entre l'entreprise Fougerolle-Ballot (filiale d'Eiffage), la fédération régionale des travaux publics et le conseil régional de Franche-Comté, l'ANPE, le FAF-TT, l'Aref-BTP, l'Afpa, l'organisme de formation lorrain R. Bard et les Assedic. Une seconde formation, pour le compte de GTM, a été montée tout aussi rapidement. Deux autres, de maçon, bien que plus lourdes, n'auront mis que sept semaines à s'élaborer jusqu'à leur lancement, mi-novembre.

Un système efficace

« En une seule réunion, le tour de table entre tous les acteurs du montage de formation a permis de connaître les besoins de l'entreprise, de les préciser, de bâtir le plan, d'organiser son financement et de trouver le prestataire », énonce Philippe Pillet, directeur de l'ANPE de Vesoul et coordinateur du volet recrutement-formation-insertion du chantier. « Le système est efficace et fait gagner du temps », confirme Fougerolle-Ballot. Car il faut aller vite : les travaux lancés cet été nécessitent d'embaucher un millier de personnes sur toute leur durée, dont environ 600 devront suivre au préalable une formation, qualifiante ou non, le tout dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre et de gestion prévisionnelle encore balbutiante dans le BTP.

L'approche se veut pragmatique, en témoigne la multitude de combinaisons des financements, en fonction des publics et des enveloppes disponibles : intervention du FAF-TT, seul ou avec l'Assedic ou d'autres, financement entièrement public Assedic + région, mobilisation du Fongecif, participation des Opca du BTP pour des contrats de professionnalisation, etc.

1 600 candidatures

Les quatre formations déjà montées bénéficient à 90 personnes. « Nous disposons d'un mode opératoire qui pourra être décliné dans la phase haute du chantier à partir du printemps 2007, si les partenaires le souhaitent », estime Philippe Pillet.

Le chantier du Rhin-Rhône a déjà suscité 1 600 candidatures locales. La majorité du millier de recrutements s'effectuera par la méthode de simulation de l'ANPE. Le chantier comprend une clause d'insertion qui imposera d'embaucher 200 équivalents temps plein, parmi les publics en difficulté, tels les chômeurs de longue durée et les jeunes sans qualification.

Les nouveaux embauchés devraient pouvoir pérenniser leur poste une fois le TGV en service. Les groupes de BTP entendent les conserver pour leurs projets suivants. Et, pour les moins mobiles, « le travail ne manquera pas à l'occasion des nombreux chantiers d'envergure prévus dans la région », rappelle Philippe Pillet.

CHRISTIAN ROBISCHON