S'abonner
Se connecter
Menu
Liaisons sociales magazine Entreprise & Carrières
Newsletter

Magazines

Les Pratiques

La Scet comblée par l'externalisation

Les Pratiques | Expériences & Outils | publié le : 21.06.2005 | Véronique Vigne-Lepage

Crédit photo

Mille six cents bulletins de salaire : c'est ce qu'édite, chaque mois, la Scet (Société de conseil en équipement et aménagement du territoire), filiale de la Caisse des dépôts et consignations. En effet, outre l'assistance à maîtrise d'ouvrage et le conseil juridique et fiscal, elle propose à ses clients - des collectivités locales et des sociétés d'économie mixte - de gérer la paie et l'administration de leur personnel.

« En 2000, nous avons profité du passage à l'euro pour relancer un appel d'offres auprès d'éditeurs de logiciels, explique Françoise Darmancier, responsable paie et administration du personnel de la Scet. Nous recherchions une offre répondant à plusieurs besoins : une infrastructure multisites, une gestion multibases (interne et externe), l'édition d'environ 2 000 bulletins/mois, une diminution des coûts et une externalisation de la paie. »

Economies et interlocuteur unique

L'éditeur CCMX, intégré, depuis, à la société lyonnaise Cegid, avait été sélectionné face à IBM, le prestataire précédent, et à PeopleSoft. La solution retenue, RH Sourcing, consiste en l'hébergement, en mode ASP (Application Service Provider), de la gestion informatique des paies. « Nous réglons un forfait mensuel de 8 000 euros incluant licence, infrastructures et services, détaille Françoise Darmancier. Le coût par bulletin est ainsi passé de 7 à 4 euros, soit 30 % à 40 % d'économies, ce qui était notre critère principal. Parmi les autres avantages, ajoute-t-elle, nous avons un interlocuteur unique (éditeur et hébergeur), l'assistance est rapide et la sécurité est optimisée. » La Scet est, ainsi, déchargée des contraintes techniques, du type mises à jour de version sur le logiciel.

Baisse d'effectifs

Si l'application est accessible en permanence, la Scet a fait le choix de limiter le nombre d'utilisateurs, pour des raisons de confidentialité : « Je n'ai, moi-même, pas accès à la base interne, explique Françoise Darmancier. Par ailleurs, il n'y a plus d'intervention d'informaticiens Scet sur les paies. » Dans le cadre d'une baisse globale de l'effectif de la société, son service informatique est passé, en trois ans, d'une quinzaine à une dizaine de personnes. « Mais l'externalisation RH ne doit représenter qu'un demi-poste d'informaticien, affirme la responsable, car il s'agit surtout de «ressources-machines» ».

La mise en oeuvre de cette solution, qui a nécessité dix jours de formation des utilisateurs, s'est étalée du premier semestre 2001 à janvier 2002. « Le principal problème que nous avons rencontré, affirme Françoise Darmancier, a été le manque de disponibilité de nos collaborateurs. » Quant aux clients, rien n'a changé pour eux. Mais, à terme, la Scet pourrait reporter une partie de la saisie chez eux, grâce à un portail RH proposé également par Cegid.

Auteur

  • Véronique Vigne-Lepage