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Caisse de retraite maison pour Swisscom

SANS | publié le : 15.07.2003 |

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Cette année, la retraite coûtera plus cher chez Swisscom. A partir du 1er août, l'entreprise et ses salariés doivent verser une cotisation supplémentaire, respectivement de 1,8 % et de 1,2 % du salaire annuel, afin de retrouver le taux de couverture de 100 % imposé par la loi. Ce taux - qui signifie que l'entreprise doit être à tout moment en mesure de verser la totalité du capital exigible - avait pourtant été ramené par la compagnie à 93,8 % pour 2003, étant donné la baisse de près de 4 % du rendement des placements.

Etats d'âme

Les adversaires des fonds de pension y puiseront sans doute des arguments. Mais Swisscom ne semble pas guettée par les états d'âme. Le système interne d'épargne retraite y a été institué à la fin des années 90. ComPlan, la caisse maison, s'inscrit d'ailleurs dans une tendance montante en Suisse. Plusieurs groupes - dont Novartis, Nestlé ou l'Union des banques suisses - ont pris leurs distances avec le système fédéral public de retraite complémentaire. Ce "deuxième pilier", public ou pri- vé, obligatoire depuis 1985, s'ajoute à l'assurance vieillesse publique, mais son rendement baisse avec l'évolution démographique.

Alors que dans les grands groupes, la prise d'autonomie a souvent consisté à compléter le deuxième pilier par un fonds de pension spécifique, Swisscom lui a entièrement substitué son propre système, qui inclut la prévoyance santé. L'entreprise calcule ses prestations en fonction de ses propres risques. Elle y trouve un intérêt financier, compte tenu de sa pyramide des âges : 70 % des assurés ont moins de 44 ans.

Conseil de fondation paritaire

« Nous avons largement fait appel à la retraite anticipée lors de nos récentes restructurations », rappelle Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. L'entreprise a supprimé 5 000 postes en quatre ans et compte aujourd'hui 17 000 salariés en Suisse et un peu plus de 20 000 affiliés à ComPlan. Les licenciés âgés ont pu obtenir la somme qu'ils auraient touchée à leur départ à l'âge légal.

Plutôt que de sous-traiter à une compagnie d'assurance, ce qui est souvent la règle, le groupe s'est constitué son propre portefeuille en actions, obligations, liquidités et fonds immobiliers. Sa gestion est placée sous la tutelle d'un conseil de fondation paritaire où siègent sept représentants de l'employeur et autant des salariés. La cotisation, assise sur le salaire annuel, comprend une part fixe garantie par l'employeur de 4 %. Le reste varie en fonction des tranches d'âge et des gammes de prestations. Le salarié peut y consacrer jusqu'à 20 % de son salaire.