52 % des Français prêts à s'autofinancer

Les réponses qu'apporte l'enquête de la Sofres, sur l'idée d'une formation tout au long de la vie, comportent au moins trois surprises. La première est que la majorité des actifs (66 %) ont pris conscience que la gestion de leur plan de carrière leur incombait, contre 25 % qui déclarent que c'est plutôt à l'entreprise de le faire. Mais 44 % des actifs estiment que leur entreprise adopte une attitude indifférente, tandis que 40 % ont, au contraire, le sentiment qu'elle favorise leur progression.

Deuxième surprise : 52 % des actifs interrogés se déclarent prêts à financer une partie de leur formation, si celle-ci répond à leurs besoins ; 76 % sont également prêts à y consacrer une partie de leur temps libre. Déjà, dans une précédente étude menée par la Sofres, en 1997, 37 % des interrogés étaient prêts à la financer. La tendance est, donc, en forte augmentation

Mise en oeuvre possible

Enfin, les chefs d'entreprise (75 %) jugent les conditions de mise en oeuvre de "la formation tout au long de la vie" tout à fait possibles, et non comme "une belle utopie" (23 %). Même si certains déclarent que ce serait « une contrainte de plus pour les entreprises » (36 % dans celles de moins de 20 salariés, contre 13 % chez les plus de 200). Ces résultats pourraient donner du grain à moudre aux partenaires sociaux, qui ont repris les négociations sur la réforme de la formation.

* 500 personnes exerçant un emploi, au chômage ou ayant déjà travaillé, et 400 chefs d'entreprise de plus de 10 salariés ont été interrogés par la Sofres pour Pigier, en janvier 2003, en partenariat avec l'Express.