"Internat d'entreprise" pour ingénieurs étrangers

Créé en 2000, le programme "n + i" (1), abréviation de "engineering institute", est financé par EduFrance, une structure dépendant des ministères de l'Education nationale et des Affaires étrangères, et s'adresse à des étudiants étrangers, ayant suivi quatre années d'études supérieures dans leur pays, qui désirent venir en France pour obtenir un diplôme d'ingénieur ; 240 étudiants, venant de Chine, de Corée, d'Inde, de Thaïlande, d'Europe de l'Est ou d'Amérique latine, ont déjà bénéficié de ce dispositif.

Prise en charge

Le réseau se charge de l'accueil, des visas, des formalités administratives, du logement et des préparations culturelles et linguistiques des étudiants. Quand ils arrivent en France, ils sont accueillis pendant quatre jours à Paris avant d'aller suivre des cours intensifs de français durant huit semaines, dans trois centres spécialisés, à Vichy, à Besançon ou à Paris.

Ensuite, les étudiants sont regroupés par spécialités dans une école d'ingénieurs pour un semestre de transition. Pendant cette période d'adaptation linguistique et culturelle, ils découvrent, notamment, la façon d'enseigner en France. Par exemple, les étudiants inscrits en chimie dans différentes écoles d'ingénieurs en France se retrouvent à Clermont-Ferrand pour la période de transition avant de rejoindre leurs écoles respectives. S'ils choisissent de venir pour une seule année, ils peuvent bénéficier d'un certificat de transfert de crédits qui sera pris en compte dans l'université d'origine. S'ils viennent pour deux ans, ils obtiennent le même diplôme que les étudiants français.

Formule à développer

L'an dernier, 555 dossiers de candidature ont été validés, 280 étudiants ont été retenus, mais seuls 110 ont pu venir en France, les autres n'ayant pas trouvé les financements nécessaires. Toutes dépenses confondues, le coût des études pour deux ans est évalué à 30 000 euros, le gouvernement français prenant à sa charge l'équivalent de 18 000 euros. Une des solutions pour développer cette formule pourrait être "l'internat d'entreprise". Les entreprises offriraient des bourses à des postulants qui, en échange, effectueraient un stage ou un CDD de six à dix-huit mois, une fois leur diplôme en poche. L'entreprise et l'étudiant préciseraient par contrat les modalités choisies.

A ce jour, peu d'industriels connaissent ce dispositif qui leur offre la possibilité de s'entourer, à moindre coût, de cadres étrangers formés à la culture de l'entreprise. Ce qui peut se révéler très utile quand l'entreprise envisage de s'implanter dans le pays dont est originaire l'étudiant.

(1) Forum réseau "n + i", le 10 janvier 2003 : 01 53 63 35 46.

< http://www.nplusi.com >