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En attente de la dotation du ministère

SANS | publié le : 29.01.2002 |

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La Conférence des directeurs de services de formation professionnelle continue universitaire, club informel mais motivé, a poussé à la mise en place de trois actions pour développer la Vape universitaire.

1-Annuaire des correspondants

La construction d'un an- nuaire des correspondants Vape de toutes les universités françaises, qui recense leurs numéros de téléphone et leurs adresses Internet par université est présentée comme "un tour de force".

Le ministère de l'Education nationale distribuera 5 000 exemplaires de cet annuaire et chaque université en recevra 100.

Par ailleurs, un site Internet (1) donne la liste de tous les diplômes proposés en formation continue par chacune des universités françaises. Un lien est établi entre le site et chaque université.

2-Professionnalisation des actions de la Vape universitaire

Des actions de formation vont être menées pour sensibiliser les directeurs et responsables universitaires à la Vape. Les personnes en contact avec le public vont recevoir des formations d'accueil et d'ac compagnement. Les mem- bres des jurys, les enseignants et les professeurs vont également bénéficier de telles actions. Mille personnes devraient ainsi être formées prochainement, notamment via des modules réunissant 20 personnes et traitant les questions au travers d'études de cas.

3-Centre de ressources

Ce centre de ressources aura pour mission de capitaliser les informations et de favoriser les échanges sur la Vape entre les universités afin de construire une méthode commune. Ce centre de ressources aura une traduction sur Internet.

Pour mener à bien ces trois actions, les universités françaises vont bénéficier d'une aide de la part du FSE, via leur ministère de tutelle, à hauteur de 1,5 million d'euros pendant six ans.

Deux appels d'offres sont par ailleurs lancés par le ministère auprès des universités pour qu'elles expriment leurs besoins en dotation. « Clairement, nous voulons créer des lieux de Vape universitaires bien identifiés pour le public et en faire leur promotion », explique Michel Feutrie, président de la Conférence des services universitaires de formation professionnelle continue.

Jusqu'à cette initiative, les universités françaises étaient peu tentées par la validation des acquis : réticence face au principe, peu de mobilisation sur les précédentes lois de 1985 et de 1992, argument de "braderie" des diplômes...

Les directions universitaires seraient désormais prêtes à répondre. Mais elles n'en sont cependant pas encore à se donner des objectifs chiffrés en termes de bénéficiaires. Et elles continuent d'affirmer que le succès va dépendre des moyens que le ministère leur attribuera et de l'attitude des autres acteurs sociaux : régions, entreprises, collecteurs...

Et pourtant, analysent certains, les universités doivent prendre le train de la Vape. La baisse du nombre des étudiants en formation initiale risque de menacer jusqu'à l'existence même de certains établissements. Pour continuer à vivre, il leur faut trouver de nouveaux "clients".

(1) (http://www.dep.u-picardie.fr/fcu).

Chambres consulaires : 300 euros le certificat

Le dispositif national de l'ACCP (Association de certification des compétences professionnelles) a été créé à l'initiative du réseau des chambres françaises de commerce et d'industrie, en 1998. A l'origine bâti sur le modèle des NVQ's britanniques (voir p.22), le dispositif ACCP a évolué pour se rapprocher d'un modèle culturel français. C'est ainsi que tous les référentiels d'évaluation de compétences de l'ACCP sont élaborés en référence aux diplômes de l'Education nationale, au Rome, aux CQP des branches professionnelles. L'ACCP estime que « ce souci permanent permet aux CCE (Certificats de compétences en entreprise) d'être des passerelles efficaces et facilement mises en oeuvre pour aller vers la validation des acquis de l'expérience ».

La démarche qualité qui sous-tend la mise en oeuvre du dispositif ACCP est construite autour de la Norme EN 45013, norme européenne de certification des personnes reconnue par 18 pays. L'ACCP est en cours d'homologation auprès du Comité français d'accréditation qualité. A la fin de l'année dernière, l'ACCP avait vendu environ 300 CCE (hors expérimentation) qui se répartissent comme suit : 100 CCE dans le domaine "Management", 65 CCE dans le domaine "Services clients", 50 CCE dans le domaine "Secrétariat/assistance de direction"; 40 CCE dans le domaine "Vente", 20 CCE dans le domaine "Vente à distance", 20 CCE dans le domaine "Compétences clés". Au total, 160 personnes sont passées par ce dispositif. Le profil des salariés qui se sont engagés dans un parcours de certification de leurs compétences professionnelles est très divers : des cadres (responsables RH, responsables de site, responsables de magasin, responsables de production, chefs d'équipe), des employés (secrétaires, assistantes de direction, agents d'accueil et d'attraction). Le prix de vente d'un CCE est de 300 euros.

Université : qui doit payer ?

Qui doit payer le temps de constitution d'un dossier de Vape (aspects administratifs, mais surtout orientation, questionnement, mûrissement...) ?

Dans une université, le temps de constitution d'un dossier varie en moyenne de 15 à 18 heures. Ce temps a un coût. « De 500 à 1 000 euros, selon une Vape 1985 ou 1992 », confie une directrice de service universitaire de formation continue. Qui doit payer ? L'université ? Le citoyen ? Les acteurs sociaux ?

Dans une université parisienne, 700 dossiers sont entamés par an, 400 sont vraiment constitués, et 250 vont jusqu'au bout du processus. Sur ces 250, seuls 15 sont financés par des congés individuels de formation ou sur des plans de formation d'entreprise, les autres sont "gratuits". Dans quelle mesure cette gratuité pourra-t-elle durer ? L'université doit-elle et peut-elle absorber cette gratuité à budget constant ? Ces questions n'ont pas de réponse pour l'instant.

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