Près d’un tiers des actifs seraient confrontés à la violence au travail
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« La violence au travail n’a en France rien d’anecdotique », observe une étude du Cepremap, sous la tutelle du ministère de la Recherche, le 7 mars 2020. Cette enquête porte sur les situations difficiles au travail vécues sur les 12 derniers mois de manière systématique. Elles sont semblables ou proches du harcèlement. Globalement, 31 % des répondants à l’enquête déclarent avoir été exposés à au moins un comportement hostile. Chez les femmes, l’exposition est légèrement plus élevée que chez les hommes : 32,9 % des femmes et 29,5 % des hommes déclarent avoir subi au moins un comportement malveillant au travail. Les dimensions les plus citées sont la critique injuste du travail (18,3 % des répondants) et le fait d’être systématiquement ignoré (16,7 % des répondants). Certaines des questions sont extrêmement subjectives, comme la critique injuste du travail, « mais l’objectif est justement de tenter d’appréhender dans quelle mesure les actifs ont le sentiment d’être confrontés à de telles pratiques ». Par ailleurs, 10,4 % rapportent qu’une ou des personnes les empêchent systématiquement de s’exprimer, 7,5 % déclarent que leur travail est systématiquement saboté ou qu’ils sont systématiquement chargés de tâches inutiles ou dégradantes. La principale différence entre hommes et femmes porte sur les propositions insistantes à caractère sexuel. Ceux qui les déclarent sont à 71 % des femmes, contre 29 % d’hommes. Au niveau global, 1,3 % des femmes se disent victimes de telles propositions.