Emploi : L’intérim, premier secteur touché

Le secteur de l’intérim paie au prix fort la crise du coronavirus. « En l’état actuel, les enseignes de travail temporaire font état de taux de réduction de leur activité très préoccupants qui varient entre 60 % et 90 % selon les secteurs dans lesquels elles opèrent », annonce Prism’Emploi, la fédération des employeurs de la branche. Les quelques secteurs comme le commerce de détail où l’intérim joue son rôle de remplacement des salariés absents, malades ou retenus à domicile pour assurer la garde des enfants, représentent une très faible part du volume de l’intérim, majoritairement présent dans l’industrie et le BTP. « La demande qu’on y observe est probablement un phénomène ponctuel lié à la crise sanitaire et ne compense pas, loin de là, les pertes d’activités constatées sur les secteurs les plus importants. » La branche est d’autant plus inquiète que le ministère du Travail n’a toujours pas statué sur l’indemnisation des intérimaires en chômage partiel.