Royaume-Uni : Des PDG très, très bien payés

L’année vient à peine de commencer mais déjà, depuis le 6 janvier à 17 heures, le PDG moyen d’une entreprise de l’indice FTSE 100 a gagné, pendant cette courte période, autant qu’un salarié britannique de base en un an, selon les données compilées par l’institut de recherche High Pay Centre. En tout, 29 559 livres sterling, soit 34 853 euros. Et à la fin de cette année, le même PDG aura engrangé quelque 3,46 millions de livres (plus de 4 millions d’euros), environ 117 fois le salaire moyen. Mais cela n’est rien comparé à la situation aux États-Unis, où le salaire d’un PDG (14,5 millions de dollars ou 13 millions d’euros) est 287 fois supérieur au salaire moyen… Un écart qui n’a cessé de croître. Il y a 40 ans, un PDG n’était payé que 18 fois le salaire moyen. Si, en 2018, le gouvernement britannique a adopté une mesure exigeant que les grandes entreprises publient le ratio entre le salaire de leur dirigeant et le salaire médian dans l’entreprise, certains experts militent aujourd’hui pour une limitation pure et simple des rémunérations des PDG, à un ratio de 50 pour un, par exemple. Israël est allé plus loin. En 2016, ce pays a adopté une loi encourageant les banques à limiter le salaire de leurs dirigeants à 35 fois celui du salarié le moins bien payé. Et si les institutions bancaires paient davantage les dirigeants, leur taux d’imposition sur leurs bénéfices double !