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Les contours d’un revenu de base « social-democrate » se précisent

Les clés | Tendance éco | publié le : 11.02.2019 | Alain Roux

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Les contours d’un revenu de base « social-democrate » se précisent

Crédit photo Alain Roux

Passer de l’idée à son application concrète, tel est le défi du « revenu de base » proposé par la Fondation Jean Jaurès. Elle en présente une version « sociale-démocrate » dans un « essai » daté du 30 janvier 2019, compilant des textes d’économistes, d’intellectuels, et de 18 présidents de conseils généraux socialistes. Ils se retrouvent sur le but principal, la lutte contre la pauvreté, et rappellent les inconnues qui demeurent : « Un revenu de base inconditionnel dissuade-t-il les gens d’aller travailler, en général, ou selon l’âge ? On ne peut pas le savoir », assume l’économiste de la Paris School of Economics (PSE) Daniel Cohen. D’où leur maître mot : l’expérimentation sur le terrain, réclamée officiellement par les 18 départements, et l’évaluation d’impact. Le chiffrage de la réforme est laissé à l’Institut des politiques publiques (IPP), qui présente deux scénarios. Le premier, qui consiste à fusionner RSA et prime d’activité, coûterait environ 9,6 milliards d’euros. Le second intégrerait en plus l’aide au logement pour un coût total de 17,6 milliards d’euros. Pourquoi ces sommes élevées, alors qu’il ne s’agit que de fusionner des prestations existantes ? Parce qu’elles sont ouvertes aux jeunes de moins de 25 ans et qu’elles sont versées automatiquement, sans démarches administratives à effectuer, comblant ainsi l’une des brèches de la pauvreté actuelle : le non-recours à la protection sociale. Ce revenu de base ne s’applique pas à tous car il diminue quand les revenus d’activité augmentent : un plafond de 1 536 euros net est évoqué.

Auteur

  • Alain Roux