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La CGT à la rescousse du statut cadre

L’actualité | publié le : 04.02.2019 | Benjamin D’Alguerre

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Ce n’est pas forcément la CGT que l’on attendait en première ligne pour défendre le statut des cadres, mais la centrale de Montreuil a décidé de sortir du bois à l’occasion de la reprise (le 24 janvier) de la négociation sur l’encadrement. Principales cibles de l’Ugict-CGT, la fédération des cadres cégétistes : l’alignement du taux de rendement de la cotisation Agirc (37 %) sur celle de l’Arrco, synonyme, selon elle, de diminution du montant des pensions, l’instauration d’un régime unique limité à trois plafonds (contre huit aujourd’hui) susceptible de pousser les cadres vers le choix de complémentaires privées, les abattements « inacceptables » qui pourraient voir les salariés de 62 à 67 ans contraints de travailler un an de plus pour ne pas subir une amputation de leur pension de 10 % pendant dix ans et la suppression de la garantie minimale de points (GMP) pour les cadres les moins payés.

En contre-feu, les cégétistes soutiennent deux propositions alternatives de financement du régime complémentaire des cadres : l’alignement des taux de cotisations cadres/non-cadres et la création d’une contribution en faveur de l’égalité salariale hommes-femmes sur le principe du bonus-malus (cotisation inférieure au 1 % pour les entreprises vertueuses, au-delà pour les autres). Pour cela, cependant, il faudrait que le Medef revienne sur son intention de laisser aux entreprises le soin d’établir leurs propres définitions de ce qu’est un cadre pour s’accorder avec les syndicats sur une définition nationale interprofessionnelle. Pas gagné… « Leur position est purement idéologique. Si elle venait à s’appliquer, elle réduirait fortement la mobilité des cadres et réserverait les meilleurs profils aux seuls grands groupes, en privant les PME », objecte Sophie Binet, de l’Ugict-CGT. Un argument qui pourrait faire mouche auprès des autres confédérations patronales, CPME et U2P. Ce dont les cégétistes ne désespèrent d’ailleurs pas.

Auteur

  • Benjamin D’Alguerre