La préoccupation du chômage descend a son plus bas niveau
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La préoccupation du chômage n’a jamais été aussi basse : 18,5 % des Français la citent comme leur principale crainte en 2018, contre 23,1 % en 2017, indique l’Insee le 26 décembre. Durant les années post-crise de 2008, elle dépassait 40 %. Elle est désormais relayée au second rang par les attentats, cités par 29,3 % des Français en 2018, contre seulement 3,6 % en moyenne sur la période 2007-2014. C’est dans ce contexte que le gouvernement alourdit les sanctions contre les chômeurs, par le décret n° 2018-1 335 du 28 décembre 2018, paru le 30 au Journal officiel. Le texte « abroge la définition du salaire antérieurement perçu qui était pris en compte pour déterminer l’offre raisonnable d’emploi ». Le refus de l’offre d’emploi pour un salaire trop faible entraîne dorénavant la « suppression » des allocations pour une durée de deux mois, tout comme la recherche insuffisante d’emploi. Auparavant, la sanction consistait à suspendre l’allocation pendant une période, mais elle était reportée dans le temps car la durée des droits n’était pas amputée.