International : Des investisseurs appellent les multinationales à soutenir les droits humains

Ils ont une puissance de feu de 5 000 milliards de dollars, sont regroupés au sein d’une organisation internationale, le Corporate Human Rights Benchmark (CHRB), qui produit un rapport sur le degré de transparence dont font preuve les grandes entreprises en matière de droits humains, et viennent de rappeler plusieurs multinationales à l’ordre. Ces 85 investisseurs, épaulés par un programme des Nations unies, veulent en savoir plus sur les activités des sociétés dans lesquelles ils sont, comme d’autres, d’ailleurs, susceptibles d’investir. Ils ont envoyé aux plus grands groupes mondiaux un dossier à remplir, demandant des détails sur leurs actions en matière de droits humains : de l’esclavage à la sécurité au travail en passant par la liberté d’association.

Si certains noms très connus, comme Nestlé, Gap ou Starbucks, ont bien voulu se prêter à l’exercice, d’autres ont fait la mauvaise tête. Or non seulement ces multinationales, 28 au total, ont reçu une mauvaise note au classement élaboré par le CHRB, mais en plus, une lettre, les enjoignant à réagir leur a été envoyée. Sans oublier la mauvaise publicité qui leur est faite avec toute l’opération… D’ailleurs, le CHRB ne s’en cache pas : une réputation ternie peut signifier à terme à accès réduit aux marchés financiers, essentiels pour ces multinationales. Parmi les 28 sociétés mises à l’index, on trouve China Petroleum et Gazprom, mais aussi Kraft Heinz, Costco, LVMH et Prada.