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Un œil sur la semaine sociale

L’actualité | publié le : 12.03.2018 | Domitille Arrivet

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Un œil sur la semaine sociale

Crédit photo Domitille Arrivet

Au revoir UIMM, bonjour Medef.

Nouveau candidat déclaré pour tenter de ravir la présidence du Medef à la suite de Pierre Gattaz, Alexandre Saubot estimait avoir une fenêtre de tir étroite pour déclarer sa flamme aux chefs d’entreprise. Négociateur au titre du Medef des réformes sociales en cours, et notamment de celle sur l’assurance chômage, il a été à la table des négociations avec les autres partenaires sociaux jusqu’au vendredi 2 mars. Le samedi, il prévenait officiellement les membres du gouvernement, des cabinets ministériels ainsi que ses concurrents au Medef de son choix. Le dimanche, il annonçait sa candidature dans la presse. Son mandat à la tête de l’organisation patronale UIMM – industrie et métiers de la métallurgie – arrive à échéance dans moins d’un mois. « Je me présente donc libéré de tous mes engagements », annonce ce chef d’entreprise encore méconnu du grand public. Quatre mois de campagne s’ouvrent. À la tête de l’entreprise familiale Haulotte, ce polytechnicien qui fréquente de longue date les coulisses du pouvoir jouera de sa connaissance de l’ETI industrielle, des territoires, et de son expérience des négociations sociales pour se démarquer de son principal concurrent déclaré Geoffroy Roux de Bezieux dont le profil de chef d’entreprise est marqué par les nouvelles technologies et les start-up. Affrontement de deux univers en vue.

Injustice.

Parmi les mesures destinées à accélérer la formation professionnelle des plus fragiles, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail en réserve une aux femmes. Plus précisément à celles qui travaillent à temps partiel. Un statut précaire qui concerne dans 80 % des cas la gent féminine. Pour celle-ci, qui a moins accès à la formation que les autres, le compte personnel de formation sera abondé de 500 euros par an. Comme pour ceux et celles qui travaillent à plein-temps. Un coup de pouce que malheureusement le gouvernement n’a pas cru bon d’octroyer aux salariés en CDD. Pour eux, l’abondement de leur CPF sera seulement proportionnel au temps travaillé. Et tant pis pour les 2,5 millions de salariés qui sont dans ce cas. Il s’agit pourtant d’une autre forme de précarité dans laquelle ces actifs sont souvent installés bien malgré eux.

Ça ne passera pas.

Alors que la concertation commence sur l’évolution de la loi sur les travailleurs handicapés, l’organisation syndicale FO fourbit ses arguments. Depuis les ordonnances qui modifient le Code du travail, la centrale a compris qu’avec le gouvernement Macron la part belle serait dorénavant réservée aux accords d’entreprise. Sur le sujet du handicap, FO estime qu’il n’est pas question de laisser s’installer le principe d’une négociation à ce niveau. « La loi Pacte nous explique qu’il faut transférer le handicap sur la RSE. On ne sera pas d’accord, prévient Pascal Pavageau, le secrétaire confédéral de l’organisation. Le handicap doit relever du réglementaire, les dispositions doivent être les mêmes pour tout le monde. » Un premier cheval de bataille pour ce leader syndical qui a déjà annoncé sur Wikipedia qu’il sera le prochain numéro un de l’organisation syndicale. Un mois avant le Congrès au cours duquel Jean-Claude Mailly passera la main.

Ça ne passera pas non plus.

C’est en substance ce qu’annonce la CPME, l’organisation patronale porte-parole des petites entreprises à propos de la volonté du gouvernement d’élargir l’obligation d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés à tous les employeurs privés. Elle prévient qu’une telle obligation serait « parfaitement incompatible avec la volonté du gouvernement de simplifier la vie des plus petites entreprises ». L’organisation présidée par François Asselin entend plutôt obtenir un allègement de changes incitatif à l’embauche de ces personnes.

Auteur

  • Domitille Arrivet