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Édito

Promotion VAE

Édito | publié le : 05.07.2016 | Guillaume le Nagard

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À peine plus de 4 candidats sur 10 parviennent à obtenir une certification complète après être entrés dans un parcours de validation des acquis de l’expérience (VAE). Déjà, selon les derniers chiffres disponibles datant de 2014, seuls 42 000 s’étaient présentés devant un jury pour 61 000 candidatures enregistrées. C’est dire l’importance de la perte en ligne, surtout s’il faut considérer tous ceux qui auraient renoncé avant même la constitution de leur dossier, faute d’identifier le diplôme correspondant à leurs besoins et à leur expérience.

Une exception, pourtant : la VAE collective, par laquelle une entreprise accompagne un groupe de salariés. Dans ce cas, les taux de réussite ne sont plus les même pour ces promotions de candidats. L’académie de Créteil a ainsi compilé des résultats 2015 qui prouvent l’efficacité de ce soutien par l’employeur : 90 % à 100 % de certifications complètes dans ce cas, contre 73 % en moyenne la même année.

Est-ce un moyen de relancer un dispositif vertueux qui, faute d’appuis et de lisibilité, s’est essoufflé depuis 2002 ? L’entretien professionnel, désormais obligatoire, peut favoriser l’émergence des demandes, d’autant plus que la future loi Travail prévoit expressément une information sur la VAE dans ce cadre.

Les entreprises qui ont mis en œuvre un dispositif collectif s’en félicitent en tout cas, y voyant un gain autant pour le salarié – en employabilité, voire en rémunération – que pour l’organisation – en performance, en engagement et en attractivité.

À l’échelle de l’entreprise, la VAE utilisée comme un outil de GRH pourrait être un des meilleurs moyens de dégripper l’ascenseur social.

Auteur

  • Guillaume le Nagard