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Temps de travail : Smart France revient aux 39 heures

La semaine | publié le : 05.01.2016 | Pascale Braun

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Au terme de six mois d’une tension croissante, la direction de Smart France a obtenu un véritable plébiscite pour le retour aux 39 heures payées 37. Tandis que 56 % des 800 salariés de Hambach, dont seulement 39 % d’ouvriers, avaient accepté cette proposition lors du référendum organisé en septembre dernier, plus de 95 % des salariés du site ont renvoyé un avenant individuel à leur contrat de travail validant le Pacte 2020 du constructeur. Cet engagement s’avère pourtant moins favorable que l’accord d’entreprise signé par la CFDT et la CFE-CGC en octobre dernier, car la promesse de 50 embauches en CDI et de 0,25 % d’augmentation de salaire globale n’y figurent plus.

Si la direction se félicite de cette allégeance à « l’esprit Smart » et du gain de compétitivité induit par la baisse de 6 % du coût horaire du travail, la CFDT et la CGT, regroupées en intersyndicale et représentatives de 53 % du personnel, dénoncent pour leur part un « terrorisme social », et estiment avoir été contournées. L’hypothèse d’une délocalisation évoquée par la direction avant d’envoyer aux salariés les avenants à leur contrat de travail a été ressentie comme un chantage à l’emploi.

Intervenant en dehors de tout plan de sauvegarde de l’emploi, le retour progressif aux 39 heures pour une durée de deux ans laisse planer le doute quant à la viabilité du site. Le Pacte 2020 garantit le maintien de l’emploi durant quatre ans dans un rayon de 150 kilomètres, qui englobe plusieurs sites alsaciens et allemands de Daimler. La CGT a lancé un droit d’alerte comportant 60 questions afin d’expliciter la stratégie de Smart.

Auteur

  • Pascale Braun