Reporting RSE : être mieux que conforme ?

En quelques années, la responsabilité sociale s’est imposée dans la gouvernance des entreprises, d’abord parmi les sociétés cotées, puis au-delà. Une grande organisation ne peut plus ignorer, ou feindre d’ignorer, les conséquences potentiellement néfastes de son activité sur l’environnement, sur les communautés auprès desquelles elle est implantée, et sur ses salariés. Mais le reporting dans le domaine social ou environnemental est un exercice difficile : ne serait-ce que parce que la terminologie et les législations sociales divergent d’un pays à un autre, et pose le problème des indicateurs susceptibles d’éclairer les 42 thématiques imposées par les décrets de la loi Grenelle 2.

Beaucoup d’entreprises se cantonnent par ailleurs à une logique de conformité à la loi, sans chercher à informer sur leur stratégie en matière de RSE. Par exemple, le principe de “comply or explain”, permettant à une entreprise de s’exonérer de l’obligation d’informer sur certains thèmes à condition de démontrer qu’ils ne sont pas pertinents pour son activité, reste peu exploité.

L’émergence de la RSE est relativement récente, et celle du reporting obligatoire plus encore. Parmi les pistes susceptibles de faire de ce reporting RSE un outil d’information sur la stratégie et la démarche de progrès d’une entreprise, la définition de référentiels par secteur d’activité, élaborés conjointement avec toutes les parties prenantes, pourrait être la réponse adaptée.