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« Le sens donné au travail est fort dans l’ESS »

Actualités | L’interview | publié le : 11.02.2014 | CHRISTELLE MOREL

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« Le sens donné au travail est fort dans l’ESS »

Crédit photo CHRISTELLE MOREL

E & C : La mutuelle Chorum et le CSA ont publié le 3 février un Baromètre de la qualité de vie au travail dans l’économie sociale et solidaire*. Quels en sont les principaux résultats ?

M. B. : Tout d’abord, de nombreux points généraux concernant la qualité de vie au travail (QVT) sont positifs, puisque la note moyenne donnée par les salariés à la QVT est de 6,3 sur 10, contre 6,1 sur 10 pour les salariés de tous secteurs selon l’Anact en juin 2013. Cette satisfaction globale se lit aussi sur d’autres thèmes : 77 % des répondants sont satisfaits de leur travail actuel, 78 % de leurs conditions de travail – horaires, conditions matérielles, formation, etc. – et 80 % de l’ambiance.

E & C : Décelez-vous une spécificité de l’ESS dans les réponses ?

M. B. : Selon le baromètre, 85 % des salariés souhaitent continuer à travailler dans ce secteur, et 80 % expriment de la satisfaction sur le contenu de leur travail, notant dans plus de 8 cas sur 10 qu’il est utile, varié et qu’il contribue à la mission de la structure. Or, même s’il est difficile de généraliser, on peut penser que ce sens donné au travail est fort dans l’ESS – où beaucoup de structures, notamment associatives, ont des missions d’accompagnement de publics fragiles – et qu’il participe à la qualité de vie des salariés.

E & C : Tout n’est pourtant pas rose dans le monde de l’économie sociale et solidaire.

M. B. : En effet, une dégradation des conditions de travail est perçue par 46 % des salariés, soit presqu’un sur deux. Et plus de 4 sur 10 n’ont pas confiance dans leur avenir professionnel, ce qui est peut-être dû au déclin de l’emploi qu’ont connu les associations en 2010-2011, ainsi qu’aux réorganisations qui ont eu lieu ces dernières années dans de nombreuses structures. D’ailleurs, un tiers des salariés disent avoir vécu une fusion récemment, et, parmi ceux-ci, la note globale de QVT tombe à 5,8 sur 10 ! Enfin, la satisfaction globale est à nuancer lorsqu’on aborde des questions de mise en situation, telles que la pénibilité physique : 23 % des salariés ressentent des douleurs articulaires, une gêne dans le travail du fait des manutentions qu’ils réalisent. Chez ces personnes, la note moyenne de QVT passe à 5,3 sur 10. C’est donc bien un point d’alerte sur lequel les employeurs doivent être vigilants.

* 6 261 répondants, dont plus de 5 000 salariés, interrogés en 2013. Résultats téléchargeables sur : <www.chorum.fr>.

Auteur

  • CHRISTELLE MOREL