L’ANDRH identifie trois thèmes de travail en 2014
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E & C : Vous avez présenté, le 3 février, les axes de travail de l’ANDRH pour 2014. Quels sont-ils ?

J.-C. S. : L’ANDRH a identifié trois thèmes qui constitueront le fil rouge de notre tour de France du premier semestre et feront l’objet de propositions lors de nos assises du 20 juin prochain à Paris.

La première étape de notre tour de France, le 18 février à Poitiers, sera consacrée à la formation professionnelle. Le sujet s’impose, alors qu’une réforme est en cours d’adoption. En outre, la formation professionnelle est au cœur des préoccupations de la fonction RH : nous sommes interrogés par les directions générales sur le retour sur investissement des dépenses engagées. Ceci dans un contexte où l’obligation légale pourrait être revue à la baisse.

E & C : Quelles sont vos deux autres priorités ?

J.-C. S. : L’emploi des jeunes sera le sujet de l’étape du 18 mars à Dijon. C’est une préoccupation pour les DRH qui, comme tous les citoyens, se demandent si les jeunes peuvent être laissés durablement à la porte des entreprises. Par ailleurs, la perspective d’une baisse des charges sociales fait naître une demande de contreparties. Les entreprises vont probablement être sollicitées pour s’engager en faveur de l’emploi des jeunes. Il faut donc que les DRH préparent leur réponse à cette demande; ce ne sera pas un engagement chiffré de recrutements.

Enfin, notre troisième axe de travail portera sur la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises (RSE). C’est un sujet nouveau pour l’ANDRH et qui s’impose de plus en plus : par la multiplication des accords RSE mondiaux, le développement des agences de notation, la création d’une “plate-forme” gouvernementale RSE et une proposition de loi sur la responsabilité des donneurs d’ordre.

E & C : La fonction RH elle-même sera-t-elle l’objet de vos réflexions ?

J.-C. S. : Ce sera le thème de notre université de novembre 2014. Nous avons déjà entamé un travail sur les valeurs qui rassemblent la fonction RH. Pour l’heure, je suis optimiste, car je constate, à l’aune des salaires de la fonction*, que celle-ci occupe bien sa place.

* Enquête réalisée en partenariat avec Towers Watson ; lire Entreprise & Carrières n° 1167 du 19 novembre 2013.