DANS LE MONDE
Allemagne

Amazon en grève pour les salaires

Le 16 décembre, quelque 1 450 salariés du site de commerce en ligne Amazon étaient en grève, le mouvement étant relayé par une manifestation devant le siège américain du groupe à Seattle, soutenue par le syndicat local. Les sites allemands de Bad Hersfeld (Land de Hesse) et de Leipzig (Saxe), déjà touchés par des mouvements sporadiques au printemps, ont été rejoints par celui de Graben en Bavière. Hors États-Unis, l’Allemagne est le premier marché d’Amazon, qui y compte 9 000 salariés. Les syndicats réclament un alignement des salaires sur ceux du secteur de la distribution, plus favorables que ceux des centres logistiques, en vigueur dans le groupe en Allemagne. Le mouvement pourrait écorner un peu plus l’image de l’entreprise, alors qu’un reportage en caméra cachée diffusé en début d’année 2013 y avait révélé de très mauvaises conditions de travail.

Europe

Confiance sur l’emploi au 3e trimestre 2013

Le volume total des offres d’emploi publiées en ligne a progressé de 5 % entre le 2e et le 3e trimestre. C’est le constat dressé le 17 décembre par la société de recrutement Robert Walters, à l’appui de son Baromètre européen de l’emploi qui, chaque trimestre, compare le volume des annonces publiées sur les principaux sites d’emploi en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Irlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suisse. L’Espagne et l’Irlande connaissent une diminution significative des offres publiées (– 24 % et – 13 %).

Pour tous les autres pays, hormis la Belgique (0 %), le volume des offres est hausse. Le Luxembourg est le marché le plus dynamique (+ 22 %), devant la Suisse (+ 13 %) et la France (+ 11 %), qui connaît pourtant habituellement une baisse du volume d’annonces durant la période estivale du 3e trimestre. En Allemagne (+ 6 %) et au Royaume-Uni (+ 5 %) la hausse des offres d’emploi est comparable à la moyenne européenne.

États-Unis

Une ancienne vice-présidente RH à la tête de GM

En janvier prochain, Mary Barra prendra la direction de General Motors, le plus grand constructeur automobile américain. Cette femme de 51 ans, collaboratrice de GM depuis trente-trois ans, devient ainsi l’un des CEO les plus puissants du monde. Sa nomination a été commentée comme un signe fort en matière de diversité, en particulier dans l’industrie. Mais, pour les spécialistes des ressources humaines, c’est aussi un signal. Avant son poste actuel de vice-présidente du développement mondial des produits, des achats et de la chaîne d’approvisionnement du groupe, Mary Barra a été vice-présidente ressources humaines de 2009 à 2011. Elle y a notamment assoupli une culture corporate jugée rigide et peu propice à l’innovation, supprimant par exemple une bonne partie d’un dress code de GM qui faisait près de dix pages. Sa nomination à ce poste avait d’ailleurs déjà fait sensation alors qu’elle n’avait pas d’expérience de la fonction et venait de la production, nantie d’un diplôme d’ingénieur en électricité et d’un MBA de Stanford. GM compte quelque 200 000 collaborateurs.