GESTION DES TALENTS : LES INVESTISSEMENTS DOIVENT ÊTRE JUSTIFIÉS

Sans surprise, la gestion des talents est encore considérée comme un facteur clé de succès pour les organisations, avec une forte implication des comités de direction dans le processus. C’est, du moins, ce qu’indique une nouvelle étude menée auprès de 80 grandes entreprises en Europe, en Amérique du Nord et en Asie par l’éditeur Lumesse et par Cirrus, société spécialisée dans l’attrait des marques.

Cependant, plus des deux tiers des DRH interrogés (66,7 %) reconnaissent que, ces dernières années, la pression exercée pour justifier les investissements en la matière a augmenté. Et plus de la moitié considèrent que leur organisation n’investit pas suffisamment. Ces professionnels RH pointent la nécessité d’établir un « solide business case » pour obtenir le feu vert (84,1 %), la fonction RH devant s’impliquer davantage pour convaincre sa direction par ce biais (69,6 %).

Problème : 47 % des sondés estiment que la plupart des DRH ne disposent pas des compétences ad hoc. Et si plus de 80 % d’entre eux s’accordent sur l’importance, pour les organisations, de mesurer le retour sur investissement financier des activités de gestion des talents, ils sont 48,5 % à penser qu’il est impossible de le calculer précisément. L’étude indique d’ailleurs que, depuis 2008, les mesures RH traditionnelles sont encore largement utilisées pour valider un investissement de ce type. En tête : la rétention et le turnover, les résultats et performances individuels, et le nombre de hauts potentiels.