PWC AMÉLIORE LES GARANTIES DE SA COMPLÉMENTAIRE SANTÉ À COÛT CONSTANT

En juin, comme tous les six mois, la commission mutuelle de PriceWaterhouseCoopers (PWC) a examiné les résultats du régime frais de santé du groupe. Cette fois encore, les prestations sont largement en dessous du niveau des cotisations.

Dans la mesure où le coût du régime reste contenu, avec des cotisations inchangées depuis début 2006 (40 euros pour la part salarié et 60 euros pour la part employeur, pour une couverture du foyer du salarié), plusieurs améliorations sont apportées chaque année aux prestations. Les implants dentaires – non pris en charge par la Sécurité sociale – sont remboursés à concurrence de 700 euros, les opérations de chirurgie réfractive sont prises en charge, et un fonds de solidarité est alimenté à hauteur de 50 000 euros. Parallèlement, la taxe sur les contrats d’assurance (7 %) a pu être absorbée sans hausse de cotisations.

Pourtant, le déficit chronique du régime frais de santé mis en place en 1999 lors de la fusion de PriceWaterhouse et Coopers a longtemps été un problème. « Le ratio sinistre à primes (S/P) atteignait 144 % en 2004 et 126 % en 2005, en dépit d’une augmentation de la cotisation décidée en début d’année. Seul l’excédent du régime de prévoyance rendait la situation tenable vis-à-vis de l’assureur Generali », se rappelle Patrick Cuenin, Pdg du courtier Ressources France. En 2006, Philippe Hardy, aujourd’hui directeur des affaires sociales de PWC, décide donc de remettre à plat le contrat. Un groupe de travail d’une trentaine de personnes issues des différents métiers et entreprises de PWC (audit, commissariat aux comptes, avocats) et du comité interentreprises est mis en place.

Garder une couverture attractive

L’activité de PWC induit des contraintes : pour éviter de possibles conflits d’intérêts, il faut garder le même assureur. Dans la mesure où trois recrutements sur quatre concernent de jeunes diplômés de grandes écoles, très courtisés par d’autres employeurs, il faut garder une couverture attractive. « L’objectif était de redresser le régime de frais de santé sur le long terme », explique Philippe Hardy. Les analyses des données de remboursements montrent que les garanties en frais réels induisent des dépenses parfois déraisonnables, notamment sur le poste optique. L’optique pèse jusqu’au quart des prestations du régime qui couvre 3 500 salariés et leurs ayants droit. « Le groupe de travail a décidé d’abandonner les remboursements aux frais réels et de fixer des limites, tout en conservant un niveau de prestations élevé : l’objectif était que 80 % des actes soient toujours remboursés à hauteur de 100 % des frais engagés », explique Philippe Hardy. Les simulations réalisées par Ressources France montrent comment moduler les garanties pour atteindre cet objectif.

La suppression des remboursements en frais réels et la mise en place de garanties optiques qui distinguent monture et verres sont les mesures phares du changement. D’une manière générale, les garanties incitent aussi l’assuré à fréquenter le réseau Santéclair (un réseau de praticiens, opticiens mais aussi dentistes), qui négocie ses tarifs avec les professionnels de santé. Une fois les choix du groupe de travail traduits dans les nouvelles garanties, l’amélioration a été très rapide, puisque le ratio S/P – à 126 % fin 2005 – s’inscrivait à 109 % à fin 2006, six mois seulement après la mise en place des nouvelles garanties. En 2007, le ratio s’établissait à 75 % et n’est pas remonté depuis au-delà de 85 %, en dépit des améliorations de prestations