LA SOUS-TRAITANCE EN NÉGOCIATION À LOUVRE HOTELS

Une charte sociale de la sous-traitance est en cours de négociation à Louvre Hotels, a indiqué la direction du groupe dans un communiqué publié le 29 août. Ce texte vise à « assurer le respect des valeurs du groupe par l’ensemble de ses prestataires de nettoyage des chambres, et [à] encadrer ainsi le recours à la prestation extérieure ».

Intégration de personnel

Cette négociation ne doit rien au hasard : le 22 juillet, un accord a été conclu entre la CGT, Louvre Hotels et deux hôtels de Suresnes, qui a abouti à l’intégration, en août, avec reprise de leur ancienneté, d’une vingtaine de femmes de chambre employées par un sous-traitant, Deca France, en redressement judiciaire.

Pour la CGT, qui conteste le recours à la sous-traitance sur ces métiers cœurs, c’est la fin d’une « exploitation subie durant plusieurs années ». Et pour Louvre Hotels, l’occasion « de tester une nouvelle organisation du travail de nature à améliorer la qualité du service », affirme Emmanuelle Greth, vice-présidente en charge des RH de Louvre Hotels. Mais aussi d’éteindre des actions en cours aux prud’hommes. « Nous avons voulu pacifier la situation », reconnaît-elle.

En 2012, ces femmes de chambre avaient notamment obtenu, après une grève d’un mois, d’être rémunérées selon les heures de travail effectives et non plus « à la chambre ». La mise en place de badgeuses par le prestataire est l’un des points déjà actés de la future charte de la sous-traitance.