LES SAVOIRS DE BASE SONT NÉCESSAIRES

Soixante-quatre pour cent des personnes maîtrisant mal l’écrit sont malgré tout en emploi, précise l’étude de la Dares n° 45 rendue publique le 9 juillet. Ceux qui pourraient en déduire que la situation de ces personnes n’est pas si problématique sont dans l’erreur. « Leur situation n’est pas sensiblement plus précaire. Mais, par rapport à des personnes sans difficulté, elles occupent des postes moins qualifiés, où le recours à la lecture, à l’écriture et à l’outil informatique est moins fréquent, et moins bien payé », constate la Dares. Par ailleurs, mal maîtriser l’écrit complique aussi certaines démarches nécessaires pour retrouver un emploi : 21 % des personnes qui se déclarent au chômage et 37 % des personnes inactives maîtrisent mal l’écrit, contre 13 % parmi celles en emploi. « Toutes choses égales par ailleurs », une mauvaise maîtrise de l’écrit multiplie par 1,7 la probabilité d’être inactif plutôt qu’actif. En 2011, 16 % des personnes de 18 à 65 ans résidant en France métropolitaine, en situation d’être sur le marché du travail, éprouvaient des difficultés dans au moins un des domaines fondamentaux de l’écrit. Cette proportion augmente avec l’âge.

Dispositif “compétences clés”

Toujours en 2011, en France, 50 100 personnes ont débuté une formation dans le cadre du dispositif “compétences clés”. Les stagiaires – à 69 % des femmes – étaient plutôt jeunes et peu qualifiés et la plupart d’entre eux étaient sans emploi lors de la prescription ; 92 % des stagiaires étaient sans emploi au moment de l’inscription en formation.