LE BYOD INQUIÈTE AUSSI LES SALARIÉS

De plus en plus en vogue, le Byod (1) a son revers. Selon une étude (2) menée par Aruba Networks, fournisseur de solutions d’accès réseau, bon nombre de salariés utilisant leur propre terminal mobile au bureau sont inquiets à l’idée que leur employeur puisse accéder à leurs informations personnelles (ils sont 25 % en Europe, 45 % aux États-Unis). Si tel était le cas, 41 % des sondés européens et 46 % des américains le percevraient comme une violation. Particulièrement redoutée, par près de la moitié des salariés européens (45 %) : la perte de données.

Nombreux sont ceux qui, du coup, renâclent à l’idée de confier leur matériel au service informatique de leur entreprise. Près d’un salarié européen sur six confesse n’avoir pas même prévenu son employeur qu’il travaillait sur son terminal personnel. Problème : 13 % des salariés en Europe (11 % aux États-Unis) disent qu’ils n’informeraient pas leur entreprise si leur terminal était corrompu. Même si cela entraînait une fuite de données professionnelles ! Une problématique certes informatique, mais aussi juridique, qui intéresse les DRH au premier chef. La charte informatique annexée au règlement intérieur restant le meilleur moyen d’encadrer ces pratiques (lire Entreprise & Carrières n° 1142).

(1) Bring your own device.

(2) Enquête menée en mars 2013 auprès de plus de 3 000 salariés dans le monde.